ARTISTES Galerie Vidéo Sortir
(Le site de Yag)
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René Magritte, né le 21 novembre 1898 à Lessines en Belgique, dans le Hainaut, et mort à Bruxelles le 15 août 1967, était un peintre surréaliste belge.
René François Ghislain Magritte est le fils de Léopold Magritte, tailleur, et de Adeline Bertinchamp, modiste. La famille s'installe en 1900 à Gilly où naissent ses deux frères Raymond (1900-1970) et Paul (1902-1975).
Les premières œuvres de Magritte, de style impressionniste datent de 1915.
Jeune Belge marqué par le suicide de sa mère, René Magritte est étudiant aux Beaux-Arts de Bruxelles. L'œuvre de De Chirico le
bouleverse et, dès lors, il n'a de cesse de métisser les univers poétique et pictural. Ses compositions sont énigmatiques et oniriques : on y voit un train sortant d'une cheminée, des passants
figés et coiffés de feutres sombres s'envoler... Proche des surréalistes belges, c'est tout naturellement qu'il part rencontrer les membres parisiens de ce courant, et notamment André Breton. La
rencontre est plus que décevante, et Magritte ne va plus bouger de Belgique, ce qui ne l'empêche pas de connaître un succès international. Son œuvre est en effet beaucoup plus révolutionnaire
qu'il n'y paraît : l'image n'est pas la réalité, c'est une illusion, un simulacre inutile...
En mars 1948 il peint en six semaines une quarantaine de tableaux et de gouaches aux tons
criards (période vache) destinées, en un acte typiquement surréaliste, à dérouter les marchands parisiens et scandaliser le bon goût français, qui sont exposées à la galerie du Faubourg et préfacées par Scutenaire (Les pieds dans le
plat.)
Ses peintures jouent souvent sur le décalage entre un objet et sa représentation. Par exemple, un de ses tableaux les plus célèbres est une image de pipe sous laquelle figure le texte « Ceci n'est pas une pipe » (La Trahison des images). Il s'agit en fait de considérer l'objet comme une réalité concrète et non pas en fonction d'un terme à la fois abstrait et arbitraire. Pour expliquer ce qu'il a voulu représenter à travers cette œuvre, Magritte a déclaré ceci : « La fameuse pipe, me l'a-t-on assez reprochée ! Et pourtant, pouvez-vous la bourrer ma pipe ? Non, n'est-ce pas, elle n'est qu'une représentation. Donc si j'avais écrit sous mon tableau « ceci est une pipe », j'aurais menti ! »
Les
tableaux de Magritte sont peuplés d’hommes en complet sombre et coiffés d’un chapeau melon. Ils représentent souvent des objets ordinaires, tirés de la réalité quotidienne: fromage, parapluie,
verre d’eau, nuage ou... pipe. Mais Magritte déplace ces objets de leur contexte les associe avec d’autres, avec lesquels ils n’ont à priori pas de lien. Les tableaux de Magritte comportent tous
une part d’étrange. Ils laissent le spectateur songeur. Avec la tête pleine de questions. C’est que le but de Magritte n’est pas de représenter la réalité, mais d’en dévoiler les mystères. Et des
mystères, il y en a partout dans la vie quotidienne.
Un des tableaux qui a rendu Magritte célèbre s’appelle la trahison des images. Il représente une pipe, accompagnée de la légende suivante : «Ceci n’est pas une pipe» Ce que Magritte veut dire,
c’est que, même peinte de la manière la plus réaliste qui soit, un tableau qui représente une pipe n’est pas une pipe. Elle ne reste qu’une image de pipe: on ne peut pas la bourrer, ni la fumer,
comme on le ferait avec une vraie pipe. Magritte a d’ailleurs développé ce discours du rapport entre l’objet et sa représentation dans plusieurs autres
tableaux.
Pourtant, s’il était un fumeur invétéré il ne
fumait que des cigarettes. Cela a fait dire à son ami Scutenaire que l’amour de Magritte pour les pipes était platonique.
Contraint de partir pour Bruxelles, René
Magritte laisse une jeune femme, Georgette, derrière lui. Il la retrouvera six ans plus tard en allant acheter du matériel de peinture dans une boutique où elle travaille en tant que
serveuse... Elle devient dès lors sa muse et son épouse.
Bébé, il aurait longuement contemplé une caisse posée à côté de son berceau en voulant
deviner son contenu. C'est cette caisse, réminiscence de son enfance, qu'il a choisi de faire figurer dans ses toiles pour symboliser le mystère.
« Les titres des tableaux ne sont pas des explications et les tableaux ne
sont pas des illustrations des titres.»
[ René Magritte ] - Ecrits complets
« Le mot Dieu n'a pas de sens pour moi, mais je le restitue au mystère, pas au
néant.»
[ René Magritte ] - Ecrits complets
« Rien n'est confus, sauf l'esprit.»
[ René Magritte ] - Cité dans Art game book
« Le mot "peinture" est laid !»
[ René Magritte ]
Extraits de "WIKIPEDIA" , "ESSENTIEL" et d' « EVENE »
Quelques unes de ses oeuvres...
de 1928 à 1967. Certaines photos sont tronquées pour respecter le droit.
Merci à ADAGP.
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Bouteille |
Couple |
Papier peint |
L'espion |
Echec et mat |
Trois personnages à cheval sur une même monture |
L'inondation |
La clairvoyance |
L'avenir des statues |
La part du feu - 1948 |
La folie des grandeurs - 1962 |
Le faux miroir |
Fille au piano |
Le stropia- 1948 |
Pour faire diminuer la durée du travail-( Affiche) |
L'esprit de géométrie |
La tentative de l'impossible |
Le blanc-seing - 1965 |
Golconde - 1953 |
La découverte |
Le montagnard |
Le mariage de minuit |
Le viol |
Le thérapeute |
Une panique au moyen âge |
Les liaisons dangereuses |
Ceci n'est pas une pomme - 1964 |
L'éminence grise (René Magritte) |
Le Thérapeute - (Bronze ) 1967 |
Emile NOIROT 1853 - 1924
Emile NOIROT est né en 1853 à Roanne, fils de Jean-Louis NOIROT, peintre-lithographe et de Françoise JACQUES. Très vite il bénéficie, ainsi que ses deux frères, de l'enseignement paternel fait, surtout, de remarques judicieuses et de sages observations. L'influence de son père, son premier maître, est grande sur Emile.
« Combien fût féconde pour moi cette époque de
formation, de révélation artistique ! Dans le terrain bien préparé allait germer la bonne semence !
« (Emile NOIROT, notice sur Jean-Louis NOIROT -
1905).
Moulin de Chantoie à St Maurice
( Louis Noirot, père d'Emile )
Au printemps 1874, sur les conseils de son père, le jeune artiste fait un envoi au Salon des Artistes Français. Son fusain : « Pâturages dans le Roannais » est accepté par le jury. Après une formation à Paris et Lyon, son mariage en 1878 avec Mathilde de HAGEMANN, une période difficile s'installe pour le peintre qui accepte le poste de professeur de dessin de la ville de Roanne en 1881. Les pressions politiques de l'époque l'amènent à donner sa démission en 1883.
Les années terribles commencent pour le jeune peintre. Il peint sur le motif, les gorges de
la Loire, le Renaison, Riorges.
Emile Noirot,
par Dominique Noirot (petit fils et peintre) -1997 . IBSN 2-9512032-0-9
Remerciements à Dominique Noirot pour son
autorisation.
Du néo-classicisme au mouvement impressionniste, le 19è siècle, en même temps qu'il vécut découvertes et mutations technologiques, est l'un des plus riches de l'histoire de la peinture.
Dès 1850, en particulier, les théories pleinairistes donnent un sang neuf et vigoureux aux courants picturaux A l'école de Barbizon, les peintres s'exercent à la nature en s'éloignant des conventions académiques sclérosantes imposées par les Salons, synonymes cependant pour eux de consécration Dès lors, la peinture de paysage, détentrice des ferments de la peinture moderne, dévoile études d'après nature et pochades peintes sur le vif, reflets d'un instant de nature suspendu dans le temps Les approches artistiques du paysage se multiplient, chaque paysagiste ayant son langage historique, naturaliste, idéaliste, pittoresque ou sublime. Chacun, en outre, fait preuve d'originalité, influencé en cela par le mode de vie, le climat et les couleurs propres au terroir où il réside.
Au hasard de cette prolifération d'artistes soumis au diktat des galeries, des marchands et des antiques de Salons, il en est cependant, qui choisissent de ternir leur notoriété en quittant un
climat parisien effervescent, parfois factice et provocateur.
C'est là toute une génération de peintres que nos antiques contemporains ont regroupé depuis sous l'appellation ''petits maîtres''.
Cette dernière, loin de minorer leurs productions, appréhende par là des écoles régionales riches et diversifiées auxquelles appartiennent des peintres qui œuvrèrent dans le sillage de célèbres chefs de file. Leurs peintures ont une double valeur elles restituent des villes et des sites avec précision en même temps qu'elles témoignent des couches de la société. Selon les régions elles révèlent aussi de nouveaux types de paysages, tels dans la Loire les sites Industriels et miniers.
Formé à l'école du dessin, dont Il restera toujours un fidèle défenseur, et aux théories barbizoniennes de maîtres tels Français et Daubigny, Emile Noirot, est un de ces peintres de province qui ont embrassé le paysagisme telle une religion.
Observateur attentif et sincère d'une nature qu'il maîtrise réellement, Il privilégie la composition de plein air en faisant preuve d'un sens inné de l'espace et de la lumière. Sa production picturale est souvent menée par l'idée directrice de " l'homme ajouté à la nature", ce que son pinceau traduit soit avec douceur ou énergie, selon qu'il choisit d'évoquer les lieux et heurs qui répondent le plus aux angoisses de l'être humain.
On lui a reproché d'utiliser une palette aux nuances froides grises et bleues, mais c'est oublier que pour ce peintre de marine, il s'agit là de tonalités fondamentales à l'évocation de la fluidité de l'air. A contrario, dans certaines de ses toiles éclatantes de lumière, il sait faire preuve d'un réel talent de luministe.
Homme éveillé à toutes les curiosités artistiques de ses contemporains, cheminant parallèlement au grand mouvement impressionniste auquel il avait choisi de ne pas adhérer, Emile Noirot, par l'abondance de son œuvre a su donner à la fin du siècle dernier une identité roannaise à la peinture de paysages et réalisé pleinement par ailleurs son rêve, celui d'être ''peintre pour peindre son pays".
Préface de Brigitte Bouret.
Conservateur du Patrimoine Musée Joseph Déchelette - Roanne
Le « Journal de Roanne » du 1er juin 1884 relate une altercation de
l'artiste :
«.... Je me grisais de la douceur
des choses, de souvenirs poétiques, lorsque ma solitude fut troublée par la venue d'un individu quelque peu débraillé. Il m'interpelle : « Qu'est-ce que tu fiches là grand feignant, Qui
t'a permis de venir comme ça chez moi ?- Pourtant j'étais sur un sentier longeant le béal d'un moulin dont le propriétaire m'avait donné toute latitude pour y peindre et dessiner ainsi que
mes élèves. Mais il paraît qu'il n'avait aucun droit sur un pré en bordure. Ah ! tu viens tirer mes dépens. Non, vous le voyez bien, je peins le béal et les saules - Je m'en fiche de tes
saules, f....moi le camp grand flandrin !
Il commence à bousculer mon chevalet, je me lève, essaye de lui faire entendre raison. Par malheur, je tourne le dos au béal ; il m'y pousse, je m'accroche à lui, je tombe pile et lui face.
Alors il m'enfonce la tête dans l'eau disant : je vais te noyer. Ma foi, j'étais saisi par ce bain froid si brusque après le déjeuner de midi. Je cherchais à m'agripper des pieds, mais le
fond vaseux n'offrait aucune résistance. Je me laissais donc enfoncer la tête, mais je prends mon homme par les jambes, à son tour, il barbotte. Nous en étions là, à nous saucer tous les deux
comme des canards, lorsqu'un autre paysan qui fauchait de la luzerne non loin de là vint à la rescousse. Serait-ce encore à moi que celui-ci en aurait ? Pas du tout, il s'en prend à mon
naufrageur, qui riposte en lui criant qu'il n'a pas le droit de passer le béal - J'ai droit jusqu'à la moitié, quand on a été à Sébastopol on se jetterait bien dans vingt pieds d'eau.....Il saute
en effet ce brave ; il nous sépare et m'entraîne au moulin.
On me réconforte, on m'habille avec les frusques du meunier, un tout petit homme, par exemple d'un embonpoint appréciable et je rentre à Roanne avec un pantalon m'arrivant au mollet et le reste à
l'avenant.... ».
Sous-bois - 1886
Novembre- 1888
Entrée du village de VILLEREST -
1897
Fête Dieu à Villerest - 1898
Saut du Perron - 1899
Extraits de la lettre d'Emile NOIROT à M. Thiollier le 11 janvier 1892
Lettre
du lundi matin, Il janvier 1892. (réécrite par Domnique Noirot)
Cher Ami,
Je suis à Roanne depuis samedi soir huit heures et demi. Je n'ai pu vous serrer la main avant mon départ car j'ai eu juste le temps de sauter dans le train, Et encore ! A la gare on faisait difficulté pour enregistrer mon sac. Je suis parti samedi matin à St-Chamond un peu tard car la veille, en sortant de chez vous, je me suis souvenu que je manquais de couleurs. J'ai couru par les rues au moment oÙ tous les marchands étaient fermés. Alors j'ai remis au lendemain matin. De plus, j'ai été chez un sabotier car j'avais eu bien froid à Périgueux. Et le sabotier m'a retardé. Il ne voulait pas me donner de grands sabots, ce sabotier. En manière de compliment, il ne voulait pas convenir que j'ai au moins le pied de Charlemagne ! Puis je n'ai pas été à St-Chamond avec chapeau de charbonnier. D'un autre côté, y aller avec le chapeau que vous savez était ridicule et je voulais paraitre, auprès de votre ami Monsieur -----
comme un homme bien coiffé. Alors nouveaux stage et achat d'un chapeau d'un gris gagliardiniesque.
Enfin j'étais en séance à St-Chamond seulement vers les neuf heures et demi dix heures. Je me suis placé près du pont St-Jean. J'ai dans le tableau un morceau du fort et l'église Ste Ennemond. Je vous raconterai tout le voyage. Il me montre, une fois de plus, que je vous dois beaucoup, et beaucoup plus encore que je ne croyais. Vous avez fait que ce pauvre rapin de Roanne soit connu, apprécié, etc. Et maintenant je ne peux pas me croire à St-Chamond, perdu. On m'appelait par là, et même dans le tramway, Monsieur NOIROT gros comme le bras, photographe, peintre en bâtiment, etc. m'ont reconnu à ma peinture là-bas.
Et on dit c'est pas du Gagliardini. Ca en a l'impression au premier abord mais vous devez être Monsieur NOIROT. Très épatant.
J'ai donc passé le dimanche des Rois en famille. Je vous assure que j'ai bien fait car le papa NOIROT a pris, hier, quelques heures de plaisir et oubli en voyant mes petits enfants : le gros Jean roi, et ma petite Zizille, ou Gilberte si vous préférez, reine.
Je rapporterai de la brioche de St Etienne et 1000 F. C'est fort joli. Je me demande si c'est bien moi ! Je vais travailler au tableau pour Monsieur MICHAUD, penser à faire quelque chose aussi pour Monsieur Ponéon et d'ici 8 jours certainement, je vous apporterai ça.
Ne m'en veuillez pas de mon brusque départ. Je connais ma pauvre petite femme et mes gamins sont terribles. Alors elle se fait une véritable terreur d'être seule à les maintenir. Figurez-vous que pendant mon absence, ils ont démonté la pendule. Je ne suis pas bien méchant non plus et ils m'ont ri au nez, et pris ma barbe quand, au retour, j'ai voulu gronder.
Je vais travailler votre dessin. Je suis assez content de St Chamond mais j'ai été peut être bien bête de me placer dans un endroit écarté. Il est vrai que je me suis perdu dans un tas de petites ruelles, et ayant de fil en aiguille trouvé la rivière, les deux rivières, Je me suis placé à leur jonction disant Monsieur Tiollier suivra la rivière. Je ne sais pas bien laquelle. Comme ça je ne le manquerai pas. J'ai eu tort de ne pas me mettre vers l'église mais ma toile était trop étroite et je vous assure que je ne pensais pas devoir vous manquer
au passage. Peut être même avez-vous été simplement retenu à St Etienne. Dans tous les cas, la journée s'est placée à travailler sans broncher, et quoique l'heure de midi se soit passée sans que je ne bronche d'une semelle, dominant la voix du ventre, j'ai attendu presque la tombée de la nuit pour lever l'ancre. J'ai donc fait une chose complète, un peu leste comme impression. Ce ne sera pas le goût de Monsieur Maignier parce que, justement, Monsieur Gagliardini fait des machins comme ça. Mais ma foi j'ai vu ça ainsi. Mais je préfère le gris dans l'ombre et j'y reviendrais, à ce motif.
J'ai idée de faire, pour l'exposition de Lyon, un coin de St Chamond. Donc à bientôt, et excusez ma longue lettre et mes façons de procéder.
Vous avez peut être descendu la rivière, et tandis que moi je me trouvais de l'avoir remontée, sans même trop savoir où J'étais, J'ai vu après, en descendant, que c'était mieux plus bas. Mais d'ailleurs voici le motif.
Mais l'église St Pierre est mieux et j'irai avec une toile de 1 m la faire pour l'exposition de Lyon.
Je vous serre bien affectueusement les mains et présente mes meilleurs sentiments à votre famille, etc.
Source :Dominique Noirot, petit-fils du peintre, que je remercie de son
amabilité .
1900 est l'année de l'Exposition Universelle de Paris. Pour décorer le haut du grand
escalier donnant accès à son stand d'exposition, la Chambre de Commerce de Roanne, associée au Syndicat des fabricants participant à cette manifestation, demande à Emile NOIROT
de composer un grand panneau.
La Revue forézienne se souvient, non sans humour, de leur démarche : «....Ils
s'en furent donc trouver le maître et, des trémolos dans la voix, lui contèrent combien grande est la tristesse des malheureux éloignés du pays, sombre leur désespérance. Les Roannais sont
éloquents et les artistes sont bons. NOIROT se recueillit puis, souriant dans sa barbe d'apôtre, leur dit:
Messieurs, j'ai une idée : puisque vos exilés ne peuvent aller à la montagne, pourquoi la montagne n'irait-elle pas à
eux ? Que pensez-vous d'une page où Roanne, discrètement, ainsi qu' il sied à une fille de bonne maison, montrerait aux yeux charmés quelque peu de sa grâce et de sa beauté, où, du fouillis de
ses maisons, les cheminées des usines, semblables aux flèches des cathédrales, émergeraient dressant au ciel leurs têtes panachées dans une commune prière de travail et d'activité.
Où, .. enfin bref il parla..«
C'était rude
besogne assurément pour le peintre que vouloir mettre de l'art dans une vue panoramique, fut-ce celle de notre Cité !
Roanne vue du Gros chêne - 1900
Un matin à Villerest - 1903
Mon rosier à Villerest- 1906
Mont Saint Michel - 1906
Les filets bleus - Concarneau 1908
Hiéronymus Van Haken, alias Jérôme
BOSCH (1450-1516).
De son véritable nom Hieronymus Van Haken, Jérôme Bosch est né dans une famille modeste originaire d'Aix la Chapelle, venue s'installer en Pays Bas deux siècles plus tôt.
Son grand-père Jan Van Haken et son père Anthonis Van Haken ont exercés déjà le métier de peintre, quand Hieronymus naît vers 1453 à S'Hertogenbosch au Pays Bas.
On sait assez peu de chose sur sa vie, mais on sait qu'il se marie vers 1478 avec une aristocrate qui lui permet d'accéder à un statut social plus enviable et à une certaine sécurité
matérielle.
Vers 1486, Jérôme Bosch est cité comme membre d'une confrérie, "La Confrérie Notre Dame", proche d'une secte hérétique "Les Frères du
Libre-Esprit".
Une citation de 1509 dans les registres de "La Confrérie de Notre Dame" le fait apparaître comme
étant "Jheronymus Van Haken, le peintre qui signe "Bosch".
Si l'origine de l'art et de son évolution stylistique est assez complexe, le difficulté est accrue par le fait qu' aucune oeuvre n'est datée et que de nombreux panneaux qu'il a peint ont été
détruits. La chronologie de son oeuvre est difficile à établir et repose en partie sur des hypothèses
On ne sait que très peu de choses d'abord sur la période d'apprentissage de Jérôme Bosch, dont on peut cependant dire qu'elle n'a
pas pu échapper d'abord à l'influence exercée par les oeuvres de son père.
On peut supposer par ailleurs, que bien qu'on ne sache rien de sa formation ou de ses déplacements hors de sa cité natale qui l'auraient mis en contact avec d'autres artistes de son époque. Ses
tableaux sont très marqués par les représentations du bien, du paradis, du mal, du vice, de la douleur, de la souffrance, propre aux préoccupations médiévales de son temps.
Le salut, le jugement dernier, l'attente de l'avenir, de la mort ou de la fin du monde, prennent chez lui une forme très différente des peintres qui sont ses contemporains : tels les frères Van
Eyck, Rogier Van der Weyden ou Memling, mais encore Dürer ou Léonard de Vinci.
Ce n'est pas une résignation pieuse propre au Moyen-âge qui s'exprime chez lui, comme dans de nombreuses oeuvres de cette époque, mais à l'inverse, une interrogation par la représentation morale
de la responsabilité des hommes ici bas, et ainsi en quelque sorte une ouverture à la modernité.
Le jardin des délices,
1503
Cette peinture à l'huile sur bois, peinte vers 1494-1500 et visible au Louvre à Paris,
mesure 57,8 x 32,5 cm. Elle est inspirée par La Nef des Fous (Das Narrenschiff), un recueil de poèmes satiriques de l'alsacien Sébastien Brant publié en 1494. L'ouvrage, illustré de gravures sur
bois attribuées à Albrecht Dürer, connut immédiatement un succès sans précédent. Il fut traduit en plusieurs langues, détrôna un temps la Bible dans le record des
ventes.
Peinture la plus célèbre de Jérôme Bosch, ce triptyque dépeint l'histoire du monde et la progression de péché. Les
panneaux fermés représentent la création du monde,
l'histoire progresse avec Adam et Eve et le péché original sur le panneau gauche.
Le panneau du centre dépeint un monde profondément engagé dans des
plaisirs coupables.
Le panneau de droite les supplices de l'enfer.
Ci-dessous des détails de la partie droite du tryptique.
Des tentatives diverses ont été faites pour interpréter les différentes scènes. Les représentations sexuelles ont été
rapprochées du credo des Adamites, une secte hérétique qui préconisait la liberté sexuelle.
Une
autre théorie met en avant une série d'illustrations de proverbes.
Dans l'enfer figurent
plusieurs instruments de musique gigantesques. Si leur forme est réaliste, leur situation ne l'est pas :
la harpe sort d'un luth et relève du fantastique.
Une figure humaine tendue à travers les cordes d'une harpe;
une autre se tord autour du bec d'une flûte et s'est entrelacée avec un serpent ; une
troisième paire montre un tambour équipé de pieds d'oiseaux.
(Les détails proviennent d'une copie du tryptique par Michel MANCINI.)
Autre réalisation du peintre:
"Le portement de croix" , avec des visages incroyables...
http://www.lemondedesarts.com/Dossierbosch.html
http://www.cineclubdecaen.com/peinture/peintres/bosch/jardindesdelices.htmBOSH
http://laboiteaimages.hautetfort.com/archive/2005/07/31/la_nef_des_fous_de_jerome_bosch.html
et autres documents.