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Samedi 2 février 2008 6 02 /02 /Fév /2008 09:50

 

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  Lucas Cranach par son fils Lucas

Femme au Chapeau-1905-NB
   

Lucas CRANACH

12 avril 2011

Henri MATISSE

"La femme au chapeau "- 1905

6 décembre 2010

  autoportrait au béret - 1886  


  Claude MONET

21 novembre 2010

 

Vincent VAN GOGH
15 octobre 2009

 

Pierre- Auguste RENOIR
12 octobre 2009

   

 Henri ROUSSEAU, le Douanier
9 octobre 2009

 Maximilien LUCE
14 septembre  2009

 

 Alfred SISLEY
14 septembre  2009

   

 

Antoine-Jean GROS
12 sptembre 2009

 Emile NOIROT
14 mars 2009

Maurice Montet et le laitier
 13 février 2009


   
   

 Pablo PICASSO
 6 février 2009

 Henri MANGUIN
 24 janvier 2009

 Henri LEBASQUE
23 janvier 2009

   
 

  Henri de
Toulouse-Lautrec

12 décembre 2008

  René MAGRITTE

Peintre et joueur...
4 décembre 2008
 

Ousmane SOW

Sculpteur et

Kinésithérapeute

20 novembre 2008

     

 Quelques facettes de RODIN.
17 novembre 2008 

 

 Le Palais idéal 
du facteur CHEVAL
30 octobre 2008 

Jérôme BOSCH
Le jardin des délices
10 octobre 2008

      

 Dürer et la mélancolie
6 octobre 2008

 Chagall et le vitrail
29 mai 2008

 

Les 2 Tricheurs de Georges de la Tour .
27 mai 2008

Oops ! 22 mai 2008 - Musée-Théâtre DALI   

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   La sieste vue par les peintres, inspiration, histoire des peintres...

Théâtre-Musée DALI de Figueres. 24 mai 2008

  Empreintes,
Michel Granger 
15 mars 2008

  La sieste...
29 janvier 2008

  Qui était ce peintre, sculpteur, marin, courtier, assureur, terrassier..   Que devient Pierre Etaix ? Ecoutons et aidons ce grand Artiste Roannais.   La terre sens dessus dessous: constat, crainte, humour ?

  Gauguin
22 janvier 2008

 Pierre Etaix   
 18 janvier 2008

 

Granger 
17 janvier 2008
 

  Peintre, mécène critiqué, généreux, architecte naval, marin ?   Marin, peintre, carnets de voyages, homme du monde... des rencontres.

  Aquarelliste sensible et différent. Simplicité, émotion..

Caillebotte
 16 janvier 2008

Titouan Lamazou 
12 janvier 2008
 

 Mantis 
11 janvier 2008
 

  Daumier assistait aux séances parlementaires, puis de mémoire sculptait la terre......

  Qui est l'âne ?   Femme modèle, peintre, libérée, mère d'Utrillo, on pourrait dire aventurière du XX siècle...l

 Daumier
 7 janvier 2008

Boronali-Aliboron
 7 janvier 2008

Suzanne Valadon
27 décembre 2007

   Jouons avec les autoportraits de Van Gogh..........  

  Voyage garanti dans la fiction avec un morceau de trottoir, des craies et du génie..

 

  D'où vient-il ? Avignon? Demoiselles? Quelle est cette histoire ?
 

Anamorphose (2) 
23 décembre 2007
 

 Beever
 22 décembre 2007

 Picasso 
21 décembre 2007
 

  Portraits de femmes en utilisant l'anamorphose. Génial !

Un Dali méconnu! Inconnu?  

  Art décalé, non? C'est un peu cet esprit qui m'a fait mettre en place ces pages Oops!

 Anamorphose (1)
21 décembre 2007
 

 Dali 
20 décembre 2007
 

Arcimboldo 
18 décembre 2007

 



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Dimanche 20 janvier 2008 7 20 /01 /Jan /2008 21:46
                                          René MAGRITTE


Biographie
 

 








René Magritte, né le 21 novembre 1898 à Lessines en Belgique, dans le Hainaut, et mort à Bruxelles le 15 août 1967, était un peintre surréaliste belge.

 

 

René François Ghislain Magritte est le fils de Léopold Magritte, tailleur, et de Adeline  Bertinchamp, modiste. La famille s'installe en 1900 à Gilly où naissent ses deux frères Raymond (1900-1970) et  Paul (1902-1975).

Les premières œuvres de Magritte, de style impressionniste datent de 1915.


Jeune Belge marqué par le suicide de sa mère, René Magritte est étudiant aux Beaux-Arts de Bruxelles. L'œuvre de De Chirico le bouleverse et, dès lors, il n'a de cesse de métisser les univers poétique et pictural. Ses compositions sont énigmatiques et oniriques : on y voit un train sortant d'une cheminée, des passants figés et coiffés de feutres sombres s'envoler... Proche des surréalistes belges, c'est tout naturellement qu'il part rencontrer les membres parisiens de ce courant, et notamment André Breton. La rencontre est plus que décevante, et Magritte ne va plus bouger de Belgique, ce qui ne l'empêche pas de connaître un succès international. Son œuvre est en effet beaucoup plus révolutionnaire qu'il n'y paraît : l'image n'est pas la réalité, c'est une illusion, un simulacre inutile...

En mars 1948 il peint en six semaines une quarantaine de tableaux et de gouaches aux tons criards (période vache) destinées, en un acte typiquement surréaliste, à dérouter les marchands parisiens et scandaliser le bon goût français, qui sont exposées à la galerie du Faubourg et préfacées par Scutenaire (Les pieds dans le plat.)




Ses peintures jouent souvent sur le décalage entre un objet et sa représentation. Par exemple, un de ses tableaux les plus célèbres est une image de pipe sous laquelle figure le texte « Ceci n'est pas une pipe » (La Trahison des images). Il s'agit en fait de considérer l'objet comme une réalité concrète et non pas en fonction d'un terme à la fois abstrait et arbitraire. Pour expliquer ce qu'il a voulu représenter à travers cette œuvre, Magritte a déclaré ceci : « La fameuse pipe, me l'a-t-on assez reprochée ! Et pourtant, pouvez-vous la bourrer ma  pipe ? Non, n'est-ce pas, elle n'est qu'une représentation. Donc si j'avais écrit  sous mon tableau « ceci est une pipe », j'aurais menti ! »

 

                                                              


             Ecoutez  Magritte (quelques secondes !)  



Voilà en tout cas le message qu'il veut faire passer dans ses toiles, sur le mode de l'ironie. Magritte a également illustré 'Les nécessités de la vie' de Paul Eluard et 'Les chants de Maldoror' de Lautréamont.


Les tableaux de Magritte sont peuplés d’hommes en complet sombre et coiffés d’un chapeau melon. Ils représentent souvent des objets ordinaires, tirés de la réalité quotidienne: fromage, parapluie, verre d’eau, nuage ou... pipe. Mais Magritte déplace ces objets de leur contexte les associe avec d’autres, avec lesquels ils n’ont à priori pas de lien. Les tableaux de Magritte comportent tous une part d’étrange. Ils laissent le spectateur songeur. Avec la tête pleine de questions. C’est que le but de Magritte n’est pas de représenter la réalité, mais d’en dévoiler les mystères. Et des mystères, il y en a partout dans la vie quotidienne.






 


Un des tableaux qui a rendu Magritte célèbre s’appelle la trahison des images. Il représente une pipe, accompagnée de la légende suivante : «Ceci n’est pas une pipe» Ce que Magritte veut dire, c’est que, même peinte de la manière la plus réaliste qui soit, un tableau qui représente une pipe n’est pas une pipe. Elle ne reste qu’une image de pipe: on ne peut pas la bourrer, ni la fumer, comme on le ferait avec une vraie pipe. Magritte a d’ailleurs développé ce discours du rapport entre l’objet et sa  représentation dans plusieurs autres tableaux.

 Pourtant, s’il était un fumeur invétéré il ne fumait que des cigarettes. Cela a fait dire à son ami Scutenaire que l’amour de Magritte pour les pipes était platonique.

 

    Les anecdotes sur René Magritte

 

     Sa muse retrouvée


    Contraint de partir pour Bruxelles, René Magritte laisse une jeune   femme, Georgette, derrière lui. Il la retrouvera six ans plus tard en allant acheter du matériel de peinture dans une boutique où elle travaille en tant que serveuse... Elle devient dès lors sa muse et son épouse.

 

   La boite à mystère


Bébé, il aurait longuement contemplé une caisse posée à côté de son berceau en voulant deviner son contenu. C'est cette caisse, réminiscence de son enfance, qu'il a choisi de faire figurer dans ses toiles pour symboliser le mystère.

 

 

 

 

                         Les citations de René Magritte

 

   « Les titres des tableaux ne sont pas des explications et les tableaux ne sont pas des    illustrations des titres.»
[ René Magritte ] - Ecrits complets

 « Le mot Dieu n'a pas de sens pour moi, mais je le restitue au mystère, pas au néant.»
[ René Magritte ] - Ecrits complets

« Rien n'est confus, sauf l'esprit.»
[ René Magritte ] - Cité dans Art game book

« Le mot "peinture" est laid !»
[ René Magritte ]

 

 

Extraits  de "WIKIPEDIA"  , "ESSENTIEL"  et  d' « EVENE »




Quelques unes de ses oeuvres...
de 1928 à 1967. Certaines photos sont tronquées pour respecter le droit.
Merci à ADAGP.




























L'homme au collier

 
Bouteille
 
Couple
 
Papier peint
 
L'espion
 
Echec et mat
 
Trois personnages à cheval sur une même monture
  
L'inondation
 
La clairvoyance

 

L'avenir des statues
 

La part du feu - 1948
 

La folie des grandeurs - 1962
 
Le faux miroir
 
  

Fille au piano
 
Le stropia- 1948
 
Pour faire diminuer la durée du travail-( Affiche)
 
L'esprit de géométrie

  

La tentative de l'impossible
 
Le blanc-seing - 1965

 

Golconde - 1953
 

La découverte
  

Le montagnard
 

Le mariage de minuit
 

Le viol
 

Le thérapeute
 


Une panique au moyen âge
 
Les liaisons dangereuses

 
Ceci n'est pas une pomme - 1964
 

L'éminence grise (René Magritte)
  


Le Thérapeute - (Bronze ) 1967






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Mercredi 12 décembre 2007 3 12 /12 /Déc /2007 13:25

 

Emile NOIROT  1853 - 1924






Emile NOIROT est né en  1853 à Roanne, fils de Jean-Louis NOIROT, peintre-lithographe  et de Françoise JACQUES. Très vite il bénéficie, ainsi que ses deux frères, de l'enseignement paternel fait, surtout, de remarques judicieuses et de sages observations. L'influence de son père, son premier maître, est grande sur Emile.

 

« Combien fût féconde pour moi cette époque de formation, de révélation artistique ! Dans le terrain bien préparé allait germer la bonne semence !
« (Emile NOIROT, notice sur Jean-Louis NOIROT - 1905).   















      Moulin de Chantoie à St Maurice
      ( Louis Noirot, père d'Emile )







 

Au printemps 1874, sur les conseils de son père, le jeune artiste fait un envoi au Salon des Artistes Français. Son fusain : « Pâturages dans le Roannais » est accepté par le jury. Après  une formation à Paris et Lyon, son mariage en 1878 avec Mathilde de HAGEMANN, une période  difficile s'installe pour le peintre qui accepte le poste de professeur de dessin de la ville de Roanne en 1881. Les pressions politiques de l'époque l'amènent à donner sa démission en  1883.

 

Les années terribles commencent pour le jeune peintre. Il peint sur le motif, les gorges de la Loire, le Renaison, Riorges.



 

Emile Noirot, par Dominique Noirot (petit fils et peintre) -1997 . IBSN 2-9512032-0-9

Remerciements à Dominique Noirot pour son autorisation. 





 

 

            Du néo-classicisme au mouvement impressionniste, le 19è siècle, en même temps qu'il vécut découvertes et mutations technologiques, est l'un des plus riches de l'histoire de la peinture.

             Dès 1850, en particulier, les théories pleinairistes  donnent un sang neuf et vigoureux aux courants picturaux A l'école de Barbizon, les peintres s'exercent à la nature en s'éloignant des conventions académiques sclérosantes imposées par les Salons, synonymes cependant pour eux de consécration Dès lors, la peinture de paysage, détentrice des ferments de la peinture moderne, dévoile études d'après nature et pochades peintes sur le vif, reflets d'un instant de nature suspendu dans le temps Les approches artistiques du paysage se multiplient, chaque paysagiste ayant son langage historique, naturaliste, idéaliste, pittoresque ou sublime. Chacun, en outre, fait preuve d'originalité, influencé en cela par le mode de vie, le climat et les couleurs propres au terroir où il réside.

           
Au hasard de cette prolifération d'artistes soumis au diktat des galeries, des marchands et des antiques de Salons, il en est cependant, qui choisissent de ternir leur notoriété en quittant un climat parisien effervescent, parfois factice et provocateur.

            C'est là toute une génération de peintres que nos antiques contemporains ont regroupé depuis sous l'appellation ''petits maîtres''.

            Cette dernière, loin de minorer leurs productions, appréhende par là des écoles régionales riches et diversifiées auxquelles appartiennent des peintres qui œuvrèrent dans le sillage de célèbres chefs de file. Leurs peintures ont une double valeur elles restituent des villes et des sites avec précision en même temps qu'elles témoignent des couches de la société. Selon les régions elles révèlent aussi de nouveaux types de paysages, tels dans la Loire les sites Industriels et miniers.

             Formé à l'école du dessin, dont Il restera toujours un fidèle défenseur, et aux théories barbizoniennes de maîtres tels Français et Daubigny, Emile Noirot, est un de ces peintres de province qui ont embrassé le paysagisme telle une religion.

             Observateur attentif et sincère d'une nature qu'il maîtrise réellement, Il privilégie la composition de plein air en faisant preuve d'un sens inné de l'espace et de la lumière. Sa production picturale est souvent menée par l'idée directrice de " l'homme ajouté à la nature", ce que son pinceau traduit soit avec douceur ou énergie, selon qu'il choisit d'évoquer les lieux et heurs qui répondent le plus aux angoisses de l'être humain.

             On lui a reproché d'utiliser une palette aux nuances froides grises et bleues, mais c'est oublier que pour ce peintre de marine, il s'agit là de tonalités fondamentales à l'évocation de la fluidité de l'air. A contrario, dans certaines de ses toiles éclatantes de lumière, il sait faire preuve d'un réel talent de luministe.

             Homme éveillé à toutes les curiosités artistiques de ses contemporains, cheminant parallèlement au grand mouvement impressionniste auquel il avait choisi de ne pas adhérer, Emile Noirot, par l'abondance de son œuvre a su donner à la fin du siècle dernier une identité roannaise à la peinture de paysages et réalisé pleinement par ailleurs son rêve, celui d'être ''peintre pour peindre son pays".

 

Préface de Brigitte Bouret.

Conservateur du Patrimoine Musée Joseph Déchelette - Roanne







Le « Journal de Roanne » du 1er juin 1884 relate une altercation de l'artiste :

 
«.... Je me grisais de la douceur des choses, de souvenirs poétiques, lorsque ma solitude fut troublée par la venue d'un individu quelque peu débraillé. Il m'interpelle : « Qu'est-ce que tu fiches là grand feignant, Qui t'a permis de venir comme ça chez moi ?- Pourtant j'étais sur un sentier longeant le béal d'un moulin dont le propriétaire m'avait donné toute latitude pour y peindre et dessiner ainsi que mes élèves. Mais il paraît qu'il n'avait aucun droit sur un pré en bordure. Ah ! tu viens tirer mes dépens. Non, vous le voyez bien, je peins le béal et les saules - Je m'en fiche de tes saules, f....moi le camp grand flandrin !

Il commence à bousculer mon chevalet, je me lève, essaye de lui faire entendre raison. Par malheur, je tourne le dos au béal ; il m'y pousse, je m'accroche à lui, je tombe pile et lui face. Alors il m'enfonce la tête dans l'eau disant : je vais te noyer. Ma foi, j'étais saisi par ce bain froid si brusque après le déjeuner de midi. Je cherchais à m'agripper des pieds, mais le fond vaseux n'offrait aucune résistance. Je me laissais donc enfoncer la tête, mais je prends mon homme par les jambes, à son tour, il barbotte. Nous en étions là, à nous saucer tous les deux comme des canards, lorsqu'un autre paysan qui fauchait de la luzerne non loin de là vint à la rescousse. Serait-ce encore à moi que celui-ci en aurait ? Pas du tout, il s'en prend à mon naufrageur, qui riposte en lui criant qu'il n'a pas le droit de passer le béal - J'ai droit jusqu'à la moitié, quand on a été à Sébastopol on se jetterait bien dans vingt pieds d'eau.....Il saute en effet ce brave ; il nous sépare et m'entraîne au moulin.

On me réconforte, on m'habille avec les frusques du meunier, un tout petit homme, par exemple d'un embonpoint appréciable et je rentre à Roanne avec un pantalon m'arrivant au mollet et le reste à l'avenant.... ».







 Sous-bois - 1886








 


Novembre- 1888 










Entrée du village de VILLEREST - 1897








Fête Dieu à Villerest - 1898   






 





         
Saut du Perron - 1899





Extraits de la lettre d'Emile NOIROT à M. Thiollier le 11 janvier 1892








     Lettre du lundi matin, Il janvier 1892. (réécrite par Domnique Noirot)

 

Cher Ami,

Je suis à Roanne depuis samedi soir huit heures et demi. Je n'ai pu vous serrer la main avant mon départ car j'ai eu juste le temps de sauter dans le train, Et encore ! A la gare on faisait difficulté pour enregistrer mon sac. Je suis parti samedi matin à St-Chamond un peu tard car la veille, en sortant de chez vous, je me suis souvenu que je manquais de couleurs. J'ai couru par les rues au moment oÙ tous les marchands étaient fermés. Alors j'ai remis au lendemain matin. De plus, j'ai été chez un sabotier car j'avais eu bien froid à Périgueux. Et le sabotier m'a retardé. Il ne voulait pas me donner de grands sabots, ce sabotier. En manière de compliment, il ne voulait pas convenir que j'ai au moins le pied de Charlemagne ! Puis je n'ai pas été à St-Chamond avec chapeau de charbonnier. D'un autre côté, y aller avec le chapeau que vous savez était ridicule et je voulais paraitre, auprès de votre ami Monsieur -----

comme un homme bien coiffé. Alors nouveaux stage et achat d'un chapeau d'un gris gagliardiniesque.

Enfin j'étais en séance à St-Chamond seulement vers les neuf heures et demi dix heures. Je me suis placé près du pont St-Jean. J'ai dans le tableau un morceau du fort et l'église Ste Ennemond. Je vous raconterai tout le voyage. Il me montre, une fois de plus, que je vous dois beaucoup, et beaucoup plus encore que je ne croyais. Vous avez fait que ce pauvre rapin de Roanne soit connu, apprécié, etc. Et maintenant je ne peux pas me croire à St-Chamond, perdu. On m'appelait par là, et même dans le tramway, Monsieur NOIROT gros comme le bras, photographe, peintre   en bâtiment, etc. m'ont reconnu à ma peinture là-bas.

 

Et on dit c'est pas du Gagliardini. Ca en a l'impression au premier abord mais vous devez être Monsieur NOIROT. Très épatant.

J'ai donc passé le dimanche des Rois en famille. Je vous assure que j'ai bien fait car le papa NOIROT a pris, hier, quelques heures de plaisir et oubli en voyant mes petits enfants : le gros Jean roi, et ma petite Zizille, ou Gilberte si vous préférez, reine.

Je rapporterai de la brioche de St Etienne et 1000 F. C'est fort joli. Je me demande si c'est bien moi ! Je vais travailler au tableau pour Monsieur MICHAUD, penser à faire quelque chose aussi pour Monsieur Ponéon et d'ici 8 jours certainement, je vous apporterai ça.

Ne m'en veuillez pas de mon brusque départ. Je connais ma pauvre petite femme et mes gamins sont terribles. Alors elle se fait une véritable terreur d'être seule à les maintenir. Figurez-vous que pendant mon absence, ils ont démonté la pendule. Je ne suis pas bien méchant non plus et ils m'ont ri au nez, et pris ma barbe quand, au retour, j'ai voulu gronder.

 

 

Je vais travailler votre dessin. Je suis assez content de St Chamond mais j'ai été peut être bien bête de me placer dans un endroit écarté. Il est vrai que je me suis perdu dans un tas de petites ruelles, et ayant de fil en aiguille trouvé la rivière, les deux rivières, Je me suis placé à leur jonction disant Monsieur Tiollier suivra la rivière. Je ne sais pas bien laquelle. Comme ça je ne le manquerai pas. J'ai eu tort de ne pas me mettre vers l'église mais ma toile était trop étroite et je vous assure que je ne pensais pas devoir vous manquer

au passage. Peut être même avez-vous été simplement retenu à St Etienne. Dans tous les cas, la journée s'est placée à travailler sans broncher, et quoique l'heure de midi se soit passée sans que je ne bronche d'une semelle, dominant la voix du ventre, j'ai attendu presque la tombée de la nuit pour lever l'ancre. J'ai donc fait une chose complète, un peu leste comme impression. Ce ne sera pas le goût de Monsieur Maignier parce que, justement, Monsieur Gagliardini fait des machins comme ça. Mais ma foi j'ai vu ça ainsi. Mais je préfère le gris dans l'ombre et j'y reviendrais, à ce motif.

J'ai idée de faire, pour l'exposition de Lyon, un coin de St Chamond. Donc à bientôt, et excusez ma longue lettre et mes façons de procéder.

Vous avez peut être descendu la rivière, et tandis que moi je me trouvais de l'avoir remontée, sans même trop savoir où J'étais, J'ai vu après, en descendant, que c'était mieux plus bas. Mais d'ailleurs voici le motif.

 

Mais l'église St Pierre est mieux et j'irai avec une toile de 1 m la faire pour l'exposition de Lyon.

 

Je vous serre bien affectueusement les mains et présente mes meilleurs sentiments à votre famille, etc.

 


Source :Dominique Noirot, petit-fils du peintre, que je remercie de son amabilité .


 1900 est l'année de l'Exposition Universelle de Paris. Pour décorer le haut du grand escalier donnant    accès à son stand d'exposition, la Chambre de Commerce de Roanne, associée au Syndicat des fabricants participant à cette manifestation, demande à Emile NOIROT de composer un grand panneau.

La Revue forézienne se souvient, non sans humour, de leur démarche : «....Ils s'en furent donc trouver le maître et, des trémolos dans la voix, lui contèrent combien grande est la tristesse des malheureux éloignés du pays, sombre leur désespérance. Les Roannais sont éloquents et les artistes sont bons. NOIROT se recueillit puis, souriant dans sa barbe d'apôtre, leur dit:

Messieurs, j'ai une idée : puisque vos exilés ne peuvent aller à la montagne, pourquoi la montagne n'irait-elle pas à eux ? Que pensez-vous d'une page où Roanne, discrètement, ainsi qu' il sied à une fille de bonne maison, montrerait aux yeux charmés quelque peu de sa grâce et de sa beauté, où, du fouillis de ses maisons, les cheminées des usines, semblables aux flèches des cathédrales, émergeraient dressant au ciel leurs têtes panachées dans une commune prière de travail et d'activité. Où,  .. enfin bref il parla..«  
 

C'était rude besogne assurément pour le peintre que vouloir mettre de l'art dans une vue panoramique, fut-ce celle de notre Cité ! 






















         
Roanne vue du Gros chêne - 1900









Un matin à Villerest - 1903









            Mon rosier à Villerest- 1906










         
Mont Saint Michel - 1906











   
   Les filets bleus - Concarneau 1908

 
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Mardi 11 décembre 2007 2 11 /12 /Déc /2007 22:17
 


La voix de Dali... inoubliable (extrait interview 1 mn) 
  














                                                  Salle Mae WEST





 





 




 




 




 






 




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Mardi 11 décembre 2007 2 11 /12 /Déc /2007 22:03

Hiéronymus Van Haken, alias Jérôme BOSCH (1450-1516). 





 

De son véritable nom Hieronymus Van Haken, Jérôme Bosch est né dans une famille modeste originaire d'Aix la Chapelle, venue s'installer en Pays Bas deux siècles plus tôt.
Son grand-père Jan Van Haken et son père Anthonis Van Haken ont exercés déjà le métier de peintre, quand Hieronymus naît vers 1453 à S'Hertogenbosch au Pays Bas.
On sait assez peu de chose sur sa vie, mais on sait qu'il se marie vers 1478 avec une aristocrate qui lui permet d'accéder à un statut social plus enviable et à une certaine sécurité matérielle.
Vers 1486, Jérôme Bosch est cité comme membre d'une confrérie, "La Confrérie Notre Dame", proche d'une secte hérétique "Les Frères du Libre-Esprit".

Une citation de 1509 dans les registres de "La Confrérie de Notre Dame" le fait apparaître comme étant "Jheronymus Van Haken, le peintre qui signe "Bosch".
Si l'origine de l'art et de son évolution stylistique est assez complexe, le difficulté est accrue par le fait qu' aucune oeuvre n'est datée et que de nombreux panneaux qu'il a peint ont été détruits. La chronologie de son oeuvre est difficile à établir et repose en partie sur des hypothèses

 

On ne sait que très peu de choses d'abord sur la période d'apprentissage de Jérôme Bosch, dont on peut cependant dire qu'elle n'a pas pu échapper d'abord à l'influence exercée par les oeuvres de son père.
On peut supposer par ailleurs, que bien qu'on ne sache rien de sa formation ou de ses déplacements hors de sa cité natale qui l'auraient mis en contact avec d'autres artistes de son époque. Ses tableaux sont très marqués par les représentations du bien, du paradis, du mal, du vice, de la douleur, de la souffrance, propre aux préoccupations médiévales de son temps.
Le salut, le jugement dernier, l'attente de l'avenir, de la mort ou de la fin du monde, prennent chez lui une forme très différente des peintres qui sont ses contemporains : tels les frères Van Eyck, Rogier Van der Weyden ou Memling, mais encore Dürer ou Léonard de Vinci.
Ce n'est pas une résignation pieuse propre au Moyen-âge qui s'exprime chez lui, comme dans de nombreuses oeuvres de cette époque, mais à l'inverse, une interrogation par la représentation morale de la responsabilité des hommes ici bas, et ainsi en quelque sorte une ouverture à la modernité.

 

 

Le jardin des délices, 1503


Cette  peinture à l'huile sur bois, peinte vers 1494-1500 et visible au Louvre à Paris, mesure 57,8 x 32,5 cm. Elle est inspirée par La Nef des Fous (Das Narrenschiff), un recueil de poèmes satiriques de l'alsacien Sébastien Brant publié en 1494. L'ouvrage, illustré de gravures sur bois attribuées à Albrecht Dürer, connut immédiatement un succès sans précédent. Il fut traduit en plusieurs langues, détrôna un temps la Bible dans le record des ventes.









Peinture la plus célèbre de Jérôme Bosch, ce triptyque dépeint l'histoire du monde et la progression de péché. Les panneaux fermés représentent la création du monde,



















 l'histoire progresse avec Adam et Eve et le péché original sur le panneau gauche.
Le panneau du centre dépeint un monde
profondément engagé dans des plaisirs coupables.



Le panneau de droite les supplices de l'enfer.
Ci-dessous des détails de la partie droite du tryptique.



     Des tentatives diverses ont été faites pour interpréter les différentes scènes. Les représentations sexuelles ont été rapprochées du credo des Adamites, une secte hérétique qui préconisait la liberté sexuelle.









Une  autre théorie met en avant une série d'illustrations de  proverbes.




Dans l'enfer figurent plusieurs instruments de musique gigantesques. Si leur forme est réaliste, leur situation ne l'est pas :
la harpe sort d'un luth et relève du fantastique.
Une figure humaine tendue à travers les cordes d'une harpe;




 




une autre se tord autour du bec d'une flûte et s'est entrelacée avec un serpent ; une troisième paire montre un tambour équipé de pieds d'oiseaux.

 

  

 















(Les détails proviennent d'une copie du tryptique par Michel MANCINI.)






Autre réalisation du peintre:

"Le portement de croix" , avec des visages incroyables...



 






 

  http://www.lemondedesarts.com/Dossierbosch.html
 http://www.cineclubdecaen.com/peinture/peintres/bosch/jardindesdelices.htmBOSH
 http://laboiteaimages.hautetfort.com/archive/2005/07/31/la_nef_des_fous_de_jerome_bosch.html 

et autres documents. 




 

Par Yag - Publié dans : Oops
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