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Mercredi 12 décembre 2007 3 12 /12 /Déc /2007 13:25

 

Emile NOIROT  1853 - 1924






Emile NOIROT est né en  1853 à Roanne, fils de Jean-Louis NOIROT, peintre-lithographe  et de Françoise JACQUES. Très vite il bénéficie, ainsi que ses deux frères, de l'enseignement paternel fait, surtout, de remarques judicieuses et de sages observations. L'influence de son père, son premier maître, est grande sur Emile.

 

« Combien fût féconde pour moi cette époque de formation, de révélation artistique ! Dans le terrain bien préparé allait germer la bonne semence !
« (Emile NOIROT, notice sur Jean-Louis NOIROT - 1905).   















      Moulin de Chantoie à St Maurice
      ( Louis Noirot, père d'Emile )







 

Au printemps 1874, sur les conseils de son père, le jeune artiste fait un envoi au Salon des Artistes Français. Son fusain : « Pâturages dans le Roannais » est accepté par le jury. Après  une formation à Paris et Lyon, son mariage en 1878 avec Mathilde de HAGEMANN, une période  difficile s'installe pour le peintre qui accepte le poste de professeur de dessin de la ville de Roanne en 1881. Les pressions politiques de l'époque l'amènent à donner sa démission en  1883.

 

Les années terribles commencent pour le jeune peintre. Il peint sur le motif, les gorges de la Loire, le Renaison, Riorges.



 

Emile Noirot, par Dominique Noirot (petit fils et peintre) -1997 . IBSN 2-9512032-0-9

Remerciements à Dominique Noirot pour son autorisation. 





 

 

            Du néo-classicisme au mouvement impressionniste, le 19è siècle, en même temps qu'il vécut découvertes et mutations technologiques, est l'un des plus riches de l'histoire de la peinture.

             Dès 1850, en particulier, les théories pleinairistes  donnent un sang neuf et vigoureux aux courants picturaux A l'école de Barbizon, les peintres s'exercent à la nature en s'éloignant des conventions académiques sclérosantes imposées par les Salons, synonymes cependant pour eux de consécration Dès lors, la peinture de paysage, détentrice des ferments de la peinture moderne, dévoile études d'après nature et pochades peintes sur le vif, reflets d'un instant de nature suspendu dans le temps Les approches artistiques du paysage se multiplient, chaque paysagiste ayant son langage historique, naturaliste, idéaliste, pittoresque ou sublime. Chacun, en outre, fait preuve d'originalité, influencé en cela par le mode de vie, le climat et les couleurs propres au terroir où il réside.

           
Au hasard de cette prolifération d'artistes soumis au diktat des galeries, des marchands et des antiques de Salons, il en est cependant, qui choisissent de ternir leur notoriété en quittant un climat parisien effervescent, parfois factice et provocateur.

            C'est là toute une génération de peintres que nos antiques contemporains ont regroupé depuis sous l'appellation ''petits maîtres''.

            Cette dernière, loin de minorer leurs productions, appréhende par là des écoles régionales riches et diversifiées auxquelles appartiennent des peintres qui œuvrèrent dans le sillage de célèbres chefs de file. Leurs peintures ont une double valeur elles restituent des villes et des sites avec précision en même temps qu'elles témoignent des couches de la société. Selon les régions elles révèlent aussi de nouveaux types de paysages, tels dans la Loire les sites Industriels et miniers.

             Formé à l'école du dessin, dont Il restera toujours un fidèle défenseur, et aux théories barbizoniennes de maîtres tels Français et Daubigny, Emile Noirot, est un de ces peintres de province qui ont embrassé le paysagisme telle une religion.

             Observateur attentif et sincère d'une nature qu'il maîtrise réellement, Il privilégie la composition de plein air en faisant preuve d'un sens inné de l'espace et de la lumière. Sa production picturale est souvent menée par l'idée directrice de " l'homme ajouté à la nature", ce que son pinceau traduit soit avec douceur ou énergie, selon qu'il choisit d'évoquer les lieux et heurs qui répondent le plus aux angoisses de l'être humain.

             On lui a reproché d'utiliser une palette aux nuances froides grises et bleues, mais c'est oublier que pour ce peintre de marine, il s'agit là de tonalités fondamentales à l'évocation de la fluidité de l'air. A contrario, dans certaines de ses toiles éclatantes de lumière, il sait faire preuve d'un réel talent de luministe.

             Homme éveillé à toutes les curiosités artistiques de ses contemporains, cheminant parallèlement au grand mouvement impressionniste auquel il avait choisi de ne pas adhérer, Emile Noirot, par l'abondance de son œuvre a su donner à la fin du siècle dernier une identité roannaise à la peinture de paysages et réalisé pleinement par ailleurs son rêve, celui d'être ''peintre pour peindre son pays".

 

Préface de Brigitte Bouret.

Conservateur du Patrimoine Musée Joseph Déchelette - Roanne







Le « Journal de Roanne » du 1er juin 1884 relate une altercation de l'artiste :

 
«.... Je me grisais de la douceur des choses, de souvenirs poétiques, lorsque ma solitude fut troublée par la venue d'un individu quelque peu débraillé. Il m'interpelle : « Qu'est-ce que tu fiches là grand feignant, Qui t'a permis de venir comme ça chez moi ?- Pourtant j'étais sur un sentier longeant le béal d'un moulin dont le propriétaire m'avait donné toute latitude pour y peindre et dessiner ainsi que mes élèves. Mais il paraît qu'il n'avait aucun droit sur un pré en bordure. Ah ! tu viens tirer mes dépens. Non, vous le voyez bien, je peins le béal et les saules - Je m'en fiche de tes saules, f....moi le camp grand flandrin !

Il commence à bousculer mon chevalet, je me lève, essaye de lui faire entendre raison. Par malheur, je tourne le dos au béal ; il m'y pousse, je m'accroche à lui, je tombe pile et lui face. Alors il m'enfonce la tête dans l'eau disant : je vais te noyer. Ma foi, j'étais saisi par ce bain froid si brusque après le déjeuner de midi. Je cherchais à m'agripper des pieds, mais le fond vaseux n'offrait aucune résistance. Je me laissais donc enfoncer la tête, mais je prends mon homme par les jambes, à son tour, il barbotte. Nous en étions là, à nous saucer tous les deux comme des canards, lorsqu'un autre paysan qui fauchait de la luzerne non loin de là vint à la rescousse. Serait-ce encore à moi que celui-ci en aurait ? Pas du tout, il s'en prend à mon naufrageur, qui riposte en lui criant qu'il n'a pas le droit de passer le béal - J'ai droit jusqu'à la moitié, quand on a été à Sébastopol on se jetterait bien dans vingt pieds d'eau.....Il saute en effet ce brave ; il nous sépare et m'entraîne au moulin.

On me réconforte, on m'habille avec les frusques du meunier, un tout petit homme, par exemple d'un embonpoint appréciable et je rentre à Roanne avec un pantalon m'arrivant au mollet et le reste à l'avenant.... ».







 Sous-bois - 1886








 


Novembre- 1888 










Entrée du village de VILLEREST - 1897








Fête Dieu à Villerest - 1898   






 





         
Saut du Perron - 1899





Extraits de la lettre d'Emile NOIROT à M. Thiollier le 11 janvier 1892








     Lettre du lundi matin, Il janvier 1892. (réécrite par Domnique Noirot)

 

Cher Ami,

Je suis à Roanne depuis samedi soir huit heures et demi. Je n'ai pu vous serrer la main avant mon départ car j'ai eu juste le temps de sauter dans le train, Et encore ! A la gare on faisait difficulté pour enregistrer mon sac. Je suis parti samedi matin à St-Chamond un peu tard car la veille, en sortant de chez vous, je me suis souvenu que je manquais de couleurs. J'ai couru par les rues au moment oÙ tous les marchands étaient fermés. Alors j'ai remis au lendemain matin. De plus, j'ai été chez un sabotier car j'avais eu bien froid à Périgueux. Et le sabotier m'a retardé. Il ne voulait pas me donner de grands sabots, ce sabotier. En manière de compliment, il ne voulait pas convenir que j'ai au moins le pied de Charlemagne ! Puis je n'ai pas été à St-Chamond avec chapeau de charbonnier. D'un autre côté, y aller avec le chapeau que vous savez était ridicule et je voulais paraitre, auprès de votre ami Monsieur -----

comme un homme bien coiffé. Alors nouveaux stage et achat d'un chapeau d'un gris gagliardiniesque.

Enfin j'étais en séance à St-Chamond seulement vers les neuf heures et demi dix heures. Je me suis placé près du pont St-Jean. J'ai dans le tableau un morceau du fort et l'église Ste Ennemond. Je vous raconterai tout le voyage. Il me montre, une fois de plus, que je vous dois beaucoup, et beaucoup plus encore que je ne croyais. Vous avez fait que ce pauvre rapin de Roanne soit connu, apprécié, etc. Et maintenant je ne peux pas me croire à St-Chamond, perdu. On m'appelait par là, et même dans le tramway, Monsieur NOIROT gros comme le bras, photographe, peintre   en bâtiment, etc. m'ont reconnu à ma peinture là-bas.

 

Et on dit c'est pas du Gagliardini. Ca en a l'impression au premier abord mais vous devez être Monsieur NOIROT. Très épatant.

J'ai donc passé le dimanche des Rois en famille. Je vous assure que j'ai bien fait car le papa NOIROT a pris, hier, quelques heures de plaisir et oubli en voyant mes petits enfants : le gros Jean roi, et ma petite Zizille, ou Gilberte si vous préférez, reine.

Je rapporterai de la brioche de St Etienne et 1000 F. C'est fort joli. Je me demande si c'est bien moi ! Je vais travailler au tableau pour Monsieur MICHAUD, penser à faire quelque chose aussi pour Monsieur Ponéon et d'ici 8 jours certainement, je vous apporterai ça.

Ne m'en veuillez pas de mon brusque départ. Je connais ma pauvre petite femme et mes gamins sont terribles. Alors elle se fait une véritable terreur d'être seule à les maintenir. Figurez-vous que pendant mon absence, ils ont démonté la pendule. Je ne suis pas bien méchant non plus et ils m'ont ri au nez, et pris ma barbe quand, au retour, j'ai voulu gronder.

 

 

Je vais travailler votre dessin. Je suis assez content de St Chamond mais j'ai été peut être bien bête de me placer dans un endroit écarté. Il est vrai que je me suis perdu dans un tas de petites ruelles, et ayant de fil en aiguille trouvé la rivière, les deux rivières, Je me suis placé à leur jonction disant Monsieur Tiollier suivra la rivière. Je ne sais pas bien laquelle. Comme ça je ne le manquerai pas. J'ai eu tort de ne pas me mettre vers l'église mais ma toile était trop étroite et je vous assure que je ne pensais pas devoir vous manquer

au passage. Peut être même avez-vous été simplement retenu à St Etienne. Dans tous les cas, la journée s'est placée à travailler sans broncher, et quoique l'heure de midi se soit passée sans que je ne bronche d'une semelle, dominant la voix du ventre, j'ai attendu presque la tombée de la nuit pour lever l'ancre. J'ai donc fait une chose complète, un peu leste comme impression. Ce ne sera pas le goût de Monsieur Maignier parce que, justement, Monsieur Gagliardini fait des machins comme ça. Mais ma foi j'ai vu ça ainsi. Mais je préfère le gris dans l'ombre et j'y reviendrais, à ce motif.

J'ai idée de faire, pour l'exposition de Lyon, un coin de St Chamond. Donc à bientôt, et excusez ma longue lettre et mes façons de procéder.

Vous avez peut être descendu la rivière, et tandis que moi je me trouvais de l'avoir remontée, sans même trop savoir où J'étais, J'ai vu après, en descendant, que c'était mieux plus bas. Mais d'ailleurs voici le motif.

 

Mais l'église St Pierre est mieux et j'irai avec une toile de 1 m la faire pour l'exposition de Lyon.

 

Je vous serre bien affectueusement les mains et présente mes meilleurs sentiments à votre famille, etc.

 


Source :Dominique Noirot, petit-fils du peintre, que je remercie de son amabilité .


 1900 est l'année de l'Exposition Universelle de Paris. Pour décorer le haut du grand escalier donnant    accès à son stand d'exposition, la Chambre de Commerce de Roanne, associée au Syndicat des fabricants participant à cette manifestation, demande à Emile NOIROT de composer un grand panneau.

La Revue forézienne se souvient, non sans humour, de leur démarche : «....Ils s'en furent donc trouver le maître et, des trémolos dans la voix, lui contèrent combien grande est la tristesse des malheureux éloignés du pays, sombre leur désespérance. Les Roannais sont éloquents et les artistes sont bons. NOIROT se recueillit puis, souriant dans sa barbe d'apôtre, leur dit:

Messieurs, j'ai une idée : puisque vos exilés ne peuvent aller à la montagne, pourquoi la montagne n'irait-elle pas à eux ? Que pensez-vous d'une page où Roanne, discrètement, ainsi qu' il sied à une fille de bonne maison, montrerait aux yeux charmés quelque peu de sa grâce et de sa beauté, où, du fouillis de ses maisons, les cheminées des usines, semblables aux flèches des cathédrales, émergeraient dressant au ciel leurs têtes panachées dans une commune prière de travail et d'activité. Où,  .. enfin bref il parla..«  
 

C'était rude besogne assurément pour le peintre que vouloir mettre de l'art dans une vue panoramique, fut-ce celle de notre Cité ! 






















         
Roanne vue du Gros chêne - 1900









Un matin à Villerest - 1903









            Mon rosier à Villerest- 1906










         
Mont Saint Michel - 1906











   
   Les filets bleus - Concarneau 1908

 
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Mardi 11 décembre 2007 2 11 /12 /Déc /2007 22:17
 


La voix de Dali... inoubliable (extrait interview 1 mn) 
  














                                                  Salle Mae WEST





 





 




 




 




 






 




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Mardi 11 décembre 2007 2 11 /12 /Déc /2007 22:03

Hiéronymus Van Haken, alias Jérôme BOSCH (1450-1516). 





 

De son véritable nom Hieronymus Van Haken, Jérôme Bosch est né dans une famille modeste originaire d'Aix la Chapelle, venue s'installer en Pays Bas deux siècles plus tôt.
Son grand-père Jan Van Haken et son père Anthonis Van Haken ont exercés déjà le métier de peintre, quand Hieronymus naît vers 1453 à S'Hertogenbosch au Pays Bas.
On sait assez peu de chose sur sa vie, mais on sait qu'il se marie vers 1478 avec une aristocrate qui lui permet d'accéder à un statut social plus enviable et à une certaine sécurité matérielle.
Vers 1486, Jérôme Bosch est cité comme membre d'une confrérie, "La Confrérie Notre Dame", proche d'une secte hérétique "Les Frères du Libre-Esprit".

Une citation de 1509 dans les registres de "La Confrérie de Notre Dame" le fait apparaître comme étant "Jheronymus Van Haken, le peintre qui signe "Bosch".
Si l'origine de l'art et de son évolution stylistique est assez complexe, le difficulté est accrue par le fait qu' aucune oeuvre n'est datée et que de nombreux panneaux qu'il a peint ont été détruits. La chronologie de son oeuvre est difficile à établir et repose en partie sur des hypothèses

 

On ne sait que très peu de choses d'abord sur la période d'apprentissage de Jérôme Bosch, dont on peut cependant dire qu'elle n'a pas pu échapper d'abord à l'influence exercée par les oeuvres de son père.
On peut supposer par ailleurs, que bien qu'on ne sache rien de sa formation ou de ses déplacements hors de sa cité natale qui l'auraient mis en contact avec d'autres artistes de son époque. Ses tableaux sont très marqués par les représentations du bien, du paradis, du mal, du vice, de la douleur, de la souffrance, propre aux préoccupations médiévales de son temps.
Le salut, le jugement dernier, l'attente de l'avenir, de la mort ou de la fin du monde, prennent chez lui une forme très différente des peintres qui sont ses contemporains : tels les frères Van Eyck, Rogier Van der Weyden ou Memling, mais encore Dürer ou Léonard de Vinci.
Ce n'est pas une résignation pieuse propre au Moyen-âge qui s'exprime chez lui, comme dans de nombreuses oeuvres de cette époque, mais à l'inverse, une interrogation par la représentation morale de la responsabilité des hommes ici bas, et ainsi en quelque sorte une ouverture à la modernité.

 

 

Le jardin des délices, 1503


Cette  peinture à l'huile sur bois, peinte vers 1494-1500 et visible au Louvre à Paris, mesure 57,8 x 32,5 cm. Elle est inspirée par La Nef des Fous (Das Narrenschiff), un recueil de poèmes satiriques de l'alsacien Sébastien Brant publié en 1494. L'ouvrage, illustré de gravures sur bois attribuées à Albrecht Dürer, connut immédiatement un succès sans précédent. Il fut traduit en plusieurs langues, détrôna un temps la Bible dans le record des ventes.









Peinture la plus célèbre de Jérôme Bosch, ce triptyque dépeint l'histoire du monde et la progression de péché. Les panneaux fermés représentent la création du monde,



















 l'histoire progresse avec Adam et Eve et le péché original sur le panneau gauche.
Le panneau du centre dépeint un monde
profondément engagé dans des plaisirs coupables.



Le panneau de droite les supplices de l'enfer.
Ci-dessous des détails de la partie droite du tryptique.



     Des tentatives diverses ont été faites pour interpréter les différentes scènes. Les représentations sexuelles ont été rapprochées du credo des Adamites, une secte hérétique qui préconisait la liberté sexuelle.









Une  autre théorie met en avant une série d'illustrations de  proverbes.




Dans l'enfer figurent plusieurs instruments de musique gigantesques. Si leur forme est réaliste, leur situation ne l'est pas :
la harpe sort d'un luth et relève du fantastique.
Une figure humaine tendue à travers les cordes d'une harpe;




 




une autre se tord autour du bec d'une flûte et s'est entrelacée avec un serpent ; une troisième paire montre un tambour équipé de pieds d'oiseaux.

 

  

 















(Les détails proviennent d'une copie du tryptique par Michel MANCINI.)






Autre réalisation du peintre:

"Le portement de croix" , avec des visages incroyables...



 






 

  http://www.lemondedesarts.com/Dossierbosch.html
 http://www.cineclubdecaen.com/peinture/peintres/bosch/jardindesdelices.htmBOSH
 http://laboiteaimages.hautetfort.com/archive/2005/07/31/la_nef_des_fous_de_jerome_bosch.html 

et autres documents. 




 

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Mardi 11 décembre 2007 2 11 /12 /Déc /2007 22:01

 

Marc Chagall 1887-1985




      Portrait de Chagall par  Yury Pen

„J'ai choisi la peinture parce qu'elle m'était autant nécessaire
que la nourriture. Elle me
semblait être une fenêtre par laquelle je pouvais
m'envoler dans un autre monde"

Marc Chagall 1958


 

Moyshe Segal arrivé de l'endroit où les vaches volent dans les airs, les poissons jouent du violon et les amants unis dans des baisers passionnés s'élèvent dans les nuages, il a inscrit son chapitre du monde féerique dans l'histoire de la peinture, en se faisant connaître sous le pseudonyme de Marc Chagall. En tant que jeune peintre, il a commencé par l'observation des gens et apporté un monde de maisons de bois couverte de neige, de musiciens errants et de petits buveurs dans les métropoles européennes telles que Paris, Berlin ou New York, en y apportant le charme et l'amour de son pays natal. 

     Chagall a beaucoup voyagé dans le monde. Chicané par les communistes et puis par les nazis (ils ont jugé son art dégradable). Il a été obligé de changer plusieurs fois son lieu de séjour. Malgré cela il a fait beaucoup de connaissances intéressantes. Il est devenu ami entre autres avec Max Jacob et Guillaume Apollinaire, il était lié avec le couple de peintres Robert et Sonie Delaunay, son atelier parisien voisinait avec l'atelier d'Amadeo Modigliani ainsi qu'avec celui de Chaima Soutin, il entretenait des contacts avec les représentants du cubisme et du surréalisme. Pourtant malgré les rapports avec l'environnement de l'Avant-garde, il créait aux rebords du modernisme, absorbé dans son propre monde de l'imagination .La création de l'artiste très souvent a été comparée aux tableaux des surréalistes, pourtant le peintre lui-même s'est séparé de ce groupement en refusant officiellement d'y entrer en 1924. Il affirmait qu'il préfère peindre la vie que des rêves.

 Il disait : "Ne m'appelez pas fantaisiste ! Au contraire je suis réaliste. J'aime le monde ". À l'aide des couleurs il racontait des histoires de sa vie, il parlait de son bonheur et de sa passion pour les femmes, il parlait de la beauté de la vie quotidienne. Sa peinture exprimait la passion de la vie!

 


http://www.vide.fr/vide/artysci/archiwum_chagall.html__jezyk_id--FR,kraj_id--DE






Le plafond de l'Opéra de PARIS. 

 

 

 

 

 

Architecture intérieure

Peinture (Plafond peint)
Date : 1964

Artiste : Marc Chagall

Modèles : Tristan, Iseut, Daphnis, Chloé, Orphée, Eurydicé

Commanditaire : André Malraux

En relation avec : Igor Stravinski, Piotr Ilitch Tchaïkovski, Christoph Willibald Gluck, Alexandre César Léopold Bizet (Georges), Giuseppe Verdi, Jean-Philippe Rameau, Claude Debussy, Ludwig van Beethoven, Maurice Ravel, Modest Petrovitch Moussorgski, Johannes Chrysostomus Wolfgangus Theophilus Mozart, Richard Wagner, Louis-Hector Berlioz, Jules Eugène Lenepveu

  
http://www.insecula.com/oeuvre/photo_ME0000060489.html






Quelques vitraux....
 

Ce qu'il faut savoir:
Les peintres ne sont pas des "vitraillistes".
Le peintre, guidé par les plans, les descriptions, les photos, exécute dessins et esquisses. Il fournit une maquette définissant les couleurs, les formes, le rythme des ombres et de la lumière. Vient ensuite le carton à grandeur d'éxécution déterminant le tracé des plombs, la découpe des verres, leur valeur colorée: verres plaqués, verres antiques, soufflés à la bouche, mordus à l'acide, etc.."Allant du trait noir au lavis le plus léger, Chagall fixait l'intensité colorée de chaque verre et en modifiait la translucidité". Le travail du vitrail est réalisé par un maître verrier. Pour Chagall, comme pour les autres peintres, le nom du maître verrier n'est pratiquement jamais cité. Le nom du peintre créateur reste, l'artiste verrier est oublié.... Réparons cet oubli.....


Charles MARQ

Né à Paris en 1923.

Après une licence de Philosophie à la Sorbonne il

s'intéresse à la musique et fonde en 1945 avec Pierre

Bonnard la "Société de Musique Italienne" à Reims.

En 1949, il épouse Brigitte Simon qu'il a rencontrée

en 1946 et qui l'incite à dessiner. Il reprend avec elle

l'atelier de vitraux de Jacques Simon à Reims. Après

la réalisation de vitraux personnels à Reims, Rethel et

Lyon, il exécute, à partir de 1956, les vitraux avec

Jacques Villon, Roger Bissière et Marc Chagall pour

la cathédrale de Metz. Jusqu'en 1985 ce sera lui qui

réalisera tous les vitraux de Marc Chagall.

 



 



Quelques mots émouvants de CHAGALL






im Fraumünster Zürich


Le chœur roman qui remonte aux années 1250 à 1270 est très élevé (18m).

Le rouge sang « prophètes » sur la fenêtre de gauche (nord).

Le jaune « Sion » sur la fenêtre de droite (sud).

 

 

 

     
     
     
     
     
     
     



http://www.salzmaenner.ch/projekte/2003/2003-04-05-chagall/index.html 







        
Vitrail  ( Nations Unies, New-York)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Marc_Chagall


LA RESTAURATION DU VITRAIL DE LA PAIX DE CHAGALL MARQUE LE SOIXANTIÈME ANNIVERSAIRE DE L’ONU ET LE CENTENAIRE DE LA NAISSANCE DE DAG HAMMARSKJÖLD


La Vice-Secrétaire générale s’exprime à l’occasion de la cérémonie d’inauguration


(Publié le 1er février 2006 – retardé à la traduction)


On trouvera ci-après le texte de l’allocution prononcée ce soir, au Siège, par la Vice-Secrétaire générale de l’ONU, Mme Louise Fréchette, à l’occasion de la cérémonie d’inauguration du vitrail de la paix de Chagall.

 

La cérémonie organisée aujourd’hui pour célébrer la restauration du vitrail de la paix de Chagall, fruit du travail acharné de la Maecenas World Patrimony Foundation, marque une étape importante dans l’histoire de l’ONU. En effet, nous célébrons à la fois les 60 ans de l’Organisation et le centième anniversaire de la naissance de Dag Hammarskjöld, dont le souvenir est immortalisé par le vitrail que nous avons devant nous.

 

La carrière et la mort prématurée de Dag Hammarskjöld illustrent parfaitement les qualités les plus élevées qu’un fonctionnaire international puisse posséder : dévouement à la cause de la paix, souci de la médiation et disposition à risquer sa vie pour le bien de l’humanité. Malgré de nombreuses obligations professionnelles, il a vécu une existence paisible, expression de son amour de la culture et de la méditation.

 

Il était donc approprié que le personnel de l’ONU et l’artiste Marc Chagall honorent la mémoire de Dag Hammarskjöld en lui dédiant ce vitrail de la paix, à l’occasion du troisième anniversaire de sa mort. Peintre français né en Russie, dont la carrière a couvert de nombreux continents, Chagall a créé des œuvres qui symbolisaient la communion des cultures dans la paix, l’amour et l’harmonie. La couleur qui domine dans le vitrail est le bleu, couleur qui, selon Chagall, était propice à la méditation.

 

Sa place près de l’entrée de la salle de méditation, pensée et créée par Dag Hammarskjöld, met en relief ce lien.

 

En haut, à droite, on voit des défenseurs de la paix et des martyrs morts pour la cause. Étant donné que l’une des œuvres musicales préférées de Dag Hammarskjöld était la neuvième Symphonie de Beethoven, Chagall a également intégré quelques notes du dernier mouvement dans le vitrail.








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Mardi 11 décembre 2007 2 11 /12 /Déc /2007 21:59

Le Tricheur à l'as de carreau
et
le tricheur à l'as de trèfle.

Georges de la TOUR (1593-1652)





Georges de La Tour, né en 1593 à Vic-sur-Seille, est le plus grand peintre lorrain du XVII ème siècle. Il se maria à Diane Le-Nerf avant de devenir peintre ordinaire du Roi Louis XIII. Ainsi, Georges de La Tour faisait l'objet de nombreuses commandes de la part du Roi et d'une clientèle parisienne importante.
En janvier 1652, à Lunéville, le peintre vicois mourut quinze jours après sa femme, d'une pleurésie.

 

Le Tricheur à l'as de carreau (environ 1635)

Seul tableau diurne de G. de La Tour au Louvre avec le Saint Thomas, Le Tricheur illustre un thème fréquemment traité à la suite du Caravage. Le jeune homme est ici soumis aux trois tentations majeures selon la morale du XVIIe siècle : le jeu, le vin, la luxure. Il en existe une autre version comportant des variantes notables, Le Tricheur à l'as de trèfle , qui serait le premier crée .(Fort Worth, Kimbell Art Museum).

 

Quatre personnages sont réunis autour d'une table et jouent aux cartes. Ils semblent tous suspendus dans le temps. A droite, un jeune homme richement habillé passe en revue ses cartes. Il est isolé des autres protagonistes et ne partage pas la complicité de ces derniers, visible dans les jeux de regard. Légèrement excentrée, une femme, à la coiffe sophistiquée et au décolleté plongeant, nous dirige par son regard et par le geste de sa main vers la gauche de la composition. Là, un autre joueur plongé dans l'ombre sort discrètement un as de carreau dissimulé à l'arrière de sa ceinture. Enfin, entre lui et la courtisane, une servante prépare un verre de vin. La situation paraît assez claire. Le jeune homme attiré dans le jeu par la courtisane qui ne manque pas d'atouts, est enivré et va être dépouillé par l'homme de gauche.



Les différences sont visibles sur les compositions ci-dessous:

(Le haut du tableau est allongé de 10 cm,  des modifications de bijoux, de barbe chez le tricheur, de position de la main de la joueuse, la couleur de la robe de la servante,....









 






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