Présentation

Recherche

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Oops

Mardi 11 décembre 2007 2 11 /12 /Déc /2007 21:59

Le Tricheur à l'as de carreau
et
le tricheur à l'as de trèfle.

Georges de la TOUR (1593-1652)





Georges de La Tour, né en 1593 à Vic-sur-Seille, est le plus grand peintre lorrain du XVII ème siècle. Il se maria à Diane Le-Nerf avant de devenir peintre ordinaire du Roi Louis XIII. Ainsi, Georges de La Tour faisait l'objet de nombreuses commandes de la part du Roi et d'une clientèle parisienne importante.
En janvier 1652, à Lunéville, le peintre vicois mourut quinze jours après sa femme, d'une pleurésie.

 

Le Tricheur à l'as de carreau (environ 1635)

Seul tableau diurne de G. de La Tour au Louvre avec le Saint Thomas, Le Tricheur illustre un thème fréquemment traité à la suite du Caravage. Le jeune homme est ici soumis aux trois tentations majeures selon la morale du XVIIe siècle : le jeu, le vin, la luxure. Il en existe une autre version comportant des variantes notables, Le Tricheur à l'as de trèfle , qui serait le premier crée .(Fort Worth, Kimbell Art Museum).

 

Quatre personnages sont réunis autour d'une table et jouent aux cartes. Ils semblent tous suspendus dans le temps. A droite, un jeune homme richement habillé passe en revue ses cartes. Il est isolé des autres protagonistes et ne partage pas la complicité de ces derniers, visible dans les jeux de regard. Légèrement excentrée, une femme, à la coiffe sophistiquée et au décolleté plongeant, nous dirige par son regard et par le geste de sa main vers la gauche de la composition. Là, un autre joueur plongé dans l'ombre sort discrètement un as de carreau dissimulé à l'arrière de sa ceinture. Enfin, entre lui et la courtisane, une servante prépare un verre de vin. La situation paraît assez claire. Le jeune homme attiré dans le jeu par la courtisane qui ne manque pas d'atouts, est enivré et va être dépouillé par l'homme de gauche.



Les différences sont visibles sur les compositions ci-dessous:

(Le haut du tableau est allongé de 10 cm,  des modifications de bijoux, de barbe chez le tricheur, de position de la main de la joueuse, la couleur de la robe de la servante,....









 






Par Yag - Publié dans : Oops
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 11 décembre 2007 2 11 /12 /Déc /2007 21:53
LA CARICATURE SELON HONORE DAUMIER

Les parlementaires.




undefined  

undefined  

undefined  

Alexandre Le Comte






















Laurent Cunin, dit Cunin-Gridaine (1778-1859)
député des Ardennes, ministre du Commerce

Le Mauvais

Associé de Gridaine, son beau-père fabricant de draps, il est élu en 1827 député de Mézières et siège aux côtés de La Fayette. Opposé au cautionnement des journaux il fait partie des 221 opposants au régime de Charles X. Après 1830, il acquiert une grande importance politique. Il est ministre dans les cabinets Soult puis Guizot en octobre 1840. Il est, dit-on, « le Thuriféraire de toutes les mesures rétrogrades ». Le Charivari du 24 avril 1833 le décrit comme ne parlant jamais et ayant l'air de ne pas penser davantage. Il quitte la politique en 1848.

Antoine Odier






















undefined

undefined

undefined

Baron Joseph de Podenas





























Charles-Guillaume Etienne (1777-1845)
député de la Meuse, pair de France

Le Vaniteux

Auteur dramatique et directeur du Constitutionnel, membre de l'Académie française sous Napoléon Ier, il est révoqué en 1815. Libéral, il siège à gauche comme député de la Meuse en 1822, 1827, 1828. De nouveau député après la révolution de 1830, il soutient les gouvernements jusqu'au ministère Molé entre 1836 et 1839. Il s'allie alors au centre-gauche. Il est nommé pair de France en 1839. Selon Le Charivari du 20 septembre 1833, « Le député de la Meuse dort à la Chambre comme il dort à l'Institut. Il ne s'éveille qu'aux heures des repas ; mais alors, il retrouve toute ses capacités intellectuelles, dont la plus remarquable est d'une étourdissante loquacité. Aussi un homme d'action a dit de lui : "C'est un estomac disert." Malheureusement, la digestion ne tarde pas à le plonger [...] dans cet état de torpeur où le représente [...] M. Daumier. »
          Charles Philippon




























 

undefined

undefined

undefined

Comte Antoine Maurice Apollinaire












































Inconnu, dit Frédéric-Alfred-Pierre vicomte de Falloux du Coudray
(1811-1885)
député du Maine-et-Loire,
ministre de l'Instruction publique et des Cultes

Un Malin

Falloux est issu d'une famille bourgeoise anoblie par Charles X. Il est proche des catholiques libéraux tels que Montalembert et Lacordaire. En 1846 il est élu à la Chambre. En décembre 1848 il deviendra ministre de l'Instruction publique dans le gouvernement d'Odilon Barrot. Il se retirera de la politique sous le Second Empire. L'identité du personnage représenté reste une énigme. Il est en fait douteux qu'il s'agisse ici de Falloux - qui avait vingt-deux ans en 1833 -, si l'on en juge par les traits du personnage, à moins qu'il ne s'agisse du père de Falloux.



















Félix Barthe (1795-1863)
député de la Seine, ministre de l'Instruction publique, garde des Sceaux, sénateur

L'important personnage

Arrivé de Toulouse à Paris il se fit connaître en faisant traduire en conseil de guerre le coupable du meurtre de l'étudiant Lallemand, abattu devant le Palais Bourbon au cours d'une rixe provoquée par la discussion d'un projet de loi. En 1827 il fut membre de la société jacobine Aide toi, le ciel t'aidera. Il fut présent à la réunion des avocats libéraux chez Dupin Aîné le 26 juillet 1830 affirmant les ordonnances signées par Charles X contraires à la Charte de 1814. D'abord libéral, ministre de l'Instruction publique puis de la Justice, il réforma le code pénal accordant aux tribunaux davantage de liberté dans l'application de la peine. Mais il réprima les délits de presse. En 1834 il présenta la loi sur la censure et les associations politiques. Les petits journaux prétendaient que son strabisme permettait de surveiller à la fois les carlistes et les républicains. La Caricature du 18 juillet 1833 en fait le portrait suivant : « A ces yeux louches, à ce sourire faux, à cette tournure épaisse, à cette figure outrecuidante, vous devinez que ce ministre est Barthe. Il n'y a guère qu'à l'administration de la justice en France, que vous auriez de la peine à reconnaître l'ex-carbonaro de la Restauration ; mais que voulez-vous ? C'est comme ça que la monarchie les aime. »
e

undefined

 

undefined

Jacques Lefebvre

 

Jean Pelet de la Lozére




 
 " Notre temps n'est pas celui où Daumier passerait six mois en prison pour la caricature de Louis Philippe en Gargantua (qui était aussi souvent représenté sous la forme d'une poire). La prison politique, sous la monarchie de Juillet, n'était pas d'ailleurs une condition de forçat. Mais la plus grande différence qu'il y ait entre notre régime politique et ceux sous lesquels vécut Daumier, est bien plus grave, si on y réfléchit. Notre époque peut tout caricaturer, tout tourner en dérision sans que le pouvoir s'en émeuve. Au contraire, il applaudit. La raison en est simple.
 Au temps de Daumier, la politique n'aimait pas trop qu'on se mêle de ses affaires et ne prisait pas la publicité. On voit qu'à notre époque c'est, bien sûr, tout le contraire ! Peu importe ce que l'on dit de vous , l'essentiel est que l'on ne vous oublie pas. "


Propos extraits de l'article d' Alain Calonne ; Honoré Daumier dans le ventre législatif (à l'occasion d'une exposition au Palais Bourbon : Daumier et les parlementaires); Valeurs de l'art, Nov-déc 1996
 
Daumier passait par le volume avant de produire sur le papier les caricatures des politiques de son temps ; il modelait donc ses personnages de mémoire lorsqu'il revenait de l'Assemblée Nationale. Baudelaire célébra cette "mémoire quasi divine qui lui tient lieu de modèle". Et Balzac, qui collaborait dans le même journal qu'Honoré Daumier, s'exclama : " Ce gaillard-là a du Michel -Ange dans la peau ".
Après la mort de l'artiste, les bustes furent abandonnés dans la cour de sa maison de Valmondois et vendus à vil prix. 
Crédit photographique et texte individualisé:
 
http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/bustes-daumier-1.asp#photo3






Par Yag - Publié dans : Oops
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 11 décembre 2007 2 11 /12 /Déc /2007 21:50
                         Boronali ou Aliboron !




undefined



"Coucher de soleil sur l’Adriatique".
 
 
Entrée solennelle d’un âne dans l’Histoire de l’Art
[Extrait de Théorie du Bordel Ambiant, de
Roland Moreno, Belfond, 1990]

Une espèce de démonstration par le ridicule [en] a été administrée par Roland Dorgelès, en un admirable canular monté il y a plus d’un siècle :
Le Festival d’automne de 1905 ayant fait connaître les premiers fauvistes (Matisse, Vlaminck, Marquet, Derain), certains commentaires plus désagréables que d’autres avaient pu être entendus : “barbouillages informes… jeux barbares… aberrations picturales… mauvaises plaisanteries… débauche orgiaque de couleurs, cauchemar, mystification”, et d’autres encore.
À un aubergiste de ses voisins, Dorgelès emprunta son âne. Et, à la queue de celui-ci, il fixa un pinceau.
Puis, dans le jardin montmartrois du farceur, commodément installé devant une table chargée de carottes, d’épinards, de cigarettes, et, en présence d’un huissier, l’animal commença à se gorger de friandises et à remuer sa queue. Celle-ci frottait au passage contre une toile disposée par Dorgelès sur une chaise, à bonne hauteur. Toutes les dix minutes, le pinceau frotteur était autoritairement trempé dans un pot de couleur  différente.
Une fois le résultat jugé satisfaisant, Dorgelès et ses copains lui attribuèrent une signature (“Boronali ”) et un titre : "Coucher de soleil sur l’Adriatique", avant de courir l’exposer au Salon des indépendants.
Le style “excessif” de Boronali y fit l’objet de certaines critiques (en raison de la personnalité hypertrophiée qu’il semblait refléter) mais le tableau trouva preneur, pour 400 francs .
Boronali est un peu comme ce que l’on [souvenez-vous] disait de Mai 68 : rien n’aura jamais plus été comme avant dans le monde de l’Art après ce canular historique.
Toute la problématique de la création artistique se trouve en effet ramenée, grâce à Boronali, dans le champ de l’incertitude. Cet âne prouve à lui seul, que dans le domaine de l’art, l’incertitude — quelle qu’en soit la proportion — suffit à provoquer un désordre total.
Hypothèse (démonstrative et scientifique) : le Coucher de soleil est présenté à un expert ignorant le style (et surtout le nom) de Boronali. S’agit-il d’un jeune peintre albanais, très célèbre dans son pays (genre de Picasso à ses débuts), ou bien est-ce un âne à la queue duquel on a accroché un pinceau ? Pas besoin de réfléchir longtemps pour comprendre que l’expert ne dispose évidemment de rien pour trancher.
Variante : deux toiles seraient soumises à un expert étranger qui ne connaît pas Coucher de soleil, cette fois faussement signé de Soulages , et à un autre Boronali (pourquoi pas un Lever de soleil ?) attribué à un confrère du même Soulages : l’expert est encore incapable de se déterminer.
Une seule dose de désordre suffit donc à créer 100% d’incertitude .
 
 
 
http://www.infotechart.com/content/view/331/53/





Par Yag - Publié dans : Oops
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 11 décembre 2007 2 11 /12 /Déc /2007 21:47

Peintre, sculpteur, mathématicien, Albrecht DÜRER


            Albrecht Dürer, né le 21 mai 1471 et mort en 1528 à Nuremberg est un  peintre, graveur et mathématicien allemand.

Albrecht Dürer est le troisième enfant d'Albrecht Dürer l'Ancien, orfèvre originaire de Hongrie et arrivé à Nuremberg en 1455. Selon la tradition familiale, Albrecht est lui aussi destiné au métier d'orfèvre.


  
  À 13 ans, il en devient donc l'apprenti pendant 3  ans  et apprend à se servir du burin et de la pointe. Voyant les dons de son fils pour le dessin, Albrecht    l'ancien lui donne la permission d'entrer dans l'atelier d'un peintre. C'est ainsi qu'en 1486 il devient l'apprenti de Michael Wolgemut, avec qui il apprend à manier la plume et le pinceau, à copier et dessiner d'après nature, à réaliser des paysages à la gouache et à l'aquarelle et également à peindre à l'huile. Il se familiarise également avec la technique de gravure sur bois. Il est très influencé par Martin Schongauer. En 1491, il entreprend un voyage à Colmar pour rendre visite à l'artiste, mais celui-ci meurt le 2 février 1491 alors qu'Albrecht est encore en route. Il n'arrivera à Colmar qu'en 1492.


         Autoportrait réalisé à 13 ans !
 

En 1494, il rentre à Nuremberg pour se marier avec Agnès Frey, selon le désir des deux familles. Après avoir effectué son tour de compagnon à travers la France et l'Allemagne, il séjourne à deux reprises à Venise, en 1494 puis en 1505. Ce séjour le marque profondément. On lui fait alors la commande d'un retable pour l'autel de Notre-Dame, dans l'église nationale de la colonie allemande à San Bartolommeo. En 1507, Dürer rentre à Nuremberg et entreprend d'étudier les langues et les mathématiques.

En 1512, il reçoit une pension de l'empereur Maximilien de Habsbourg avec titres de noblesse en devenant le peintre de la cour. Il en fait le portrait. À sa mort, il entre au service de Charles Quint. En 1526, il peint Les Quatre Apôtres.

Il écrit des livres parmi lesquels « Les Règles de la Peinture » ou le « Traité des proportions du corps humain » publié en 1525 et traduit par Loys Meigret en 1557. Il illustre plusieurs ouvrages, tels que « l'Arc triomphal » et le « Char triomphal de Maximilien », « la Passion de J.-C », « l'Apocalypse », « l'Histoire de la vierge Marie », et « La nef des fous » de Sébastien Brant.

Il eut Barthel Beham, Hans Süss von Kulmbach, Hans Baldung comme élèves.


              Aquarelle (Elle date de 500 ans !), incroyablement moderne!







 

 






















                 Encre (d'un réalisme surprenant!)





























                       Dessin - (1514)
































Dürer, le graveur

 

 

Rappelons que son maître Michel Wolgemut est « responsable de la publication de deux ouvrages xylographiques: le Schatzbehalter (ou thesaurus religieux) et la Chronique de Nuremberg, une sorte de précis historique publié en 1493 avec six cent cinquante-deux bois gravés comprenant trois cents personnages différents ( deux cent soixante-dix rois, vingt-huit papes et une riche série de vues de villes, de paysages et de monastères) ». En 1490 il part pour faire son apprentissage, en 1494 il rencontre Vitruve et inclut le canon des proportions dans ses œuvres gravés.




Dürer, le mathématicien



 


Déjà artiste accompli, Dürer se rend en Italie en 1494 et rencontre Jacopo de' Barbari qui l'initie au rôle des mathématiques dans les proportions et la perspective. Dürer se plonge alors dans les Éléments d'Euclide et le traité De architectura de Vitruve. Il s'instruit aussi dans les travaux d'Alberti et Pacioli. Il met en pratique ses nouvelles connaissances dans ses œuvres artistiques. Pour construire sa gravure Adam et Ève, il prépare son œuvre par un faisceau de droites et de cercles. Il analyse et développe la nouvelle théorie de la perspective notamment dans ses illustration pour La Vie de la vierge. Le goût d'Albrecht Dürer pour les mathématiques se retrouve dans la gravure Melancholia , tableau dans lequel il glisse un carré magique, un polyèdre constitué de deux triangles équilatéraux et six pentagones irréguliers. Il s'intéresse aussi aux proportions (proportions du cheval et proportions du corps humain).

 







 Détail du carré magique en haut à droite.







 Clin d'oeil:
 1514 (Date de création de l'oeuvre)



 Présence des symboles ésotériques (compas, balance, sablier.......), d'un carré magique (clin d'oeil), composition sur la diagonale, représentation d'une comète qu'a vu Dürer. Présence d'une chauve-souris, d'un chien, d'un angelot, d'une cloche, d'un rabot, d'une sphère, d'une échelle. On dirait une liste à la "Prévert". Les interprétations sont innonbrables (voir Internet).





Il commence à rassembler de la documentation pour rédiger un grand ouvrage sur les mathématiques et ses applications dans l'art. Ce mémoire ne paraîtra jamais mais les matériaux rassemblés lui serviront pour ses autres traités. Son œuvre mathématique majeure reste les Instructions pour la mesure à la règle et au compas (1538), qui développe en quatre livres les principales constructions géométriques comme la spirale d'Archimède, la spirale logarithmique, la conchoïde, l'épicycloïde, le limaçon de Pascal, des constructions approchées des polygones réguliers à 5, 7, 9, 11 ou 13 côtés et de la trisection de l'angle et de la quadrature du cercle, des constructions de solides géométriques (cylindre, solides de Platon..), une théorie de l'ombre et de la perspective. Il laissera son nom sur un perspectographe simple à œilleton.


















La géométrie descriptive (à l'origine de la morphométrie) nécessaire à la représentation des corps dans l'espace, initiée par Dürer sera reprise, deux siècles plus tard, par Gaspard Monge qui en fera un développement complet et artistique.

 

 

 

Entre autres sources: 

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Albrecht_D%C3%BCrer

 

http://art-maniac.over-blog.com/article-20268638-6.html






Par Yag - Publié dans : Oops
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mardi 11 décembre 2007 2 11 /12 /Déc /2007 21:43

 

LE PALAIS IDEAL DU FACTEUR CHEVAL





Hauterives (Drôme)



 







« Fils de paysan je veux vivre et mourir pour prouver que dans ma catégorie il y a aussi des hommes de génie et d'énergie. Vingt-neuf ans je suis resté facteur rural. Le travail fait ma gloire et l'honneur mon seul bonheur; à présent voici mon étrange histoire. Où le songe est devenu, quarante ans après, une réalité.  »
    Ferdinand Cheval, 15 mars 1905.












  Après l'obtention de son certificat d'études primaires, il devient, à l'âge de treize ans,   apprenti boulanger, profession dans laquelle il travaille durant quelques années.

    Le 12 juillet 1867, il est officiellement nommé « facteur aux postes ».

En 1869, il est affecté à Hauterives, à une douzaine de kilomètres de son village natal, ayant en charge la « tournée de Tersanne », une tournée pédestre quotidienne de 33 km.

Dès le début de ses longues tournées, qui n'avaient pas le même rythme que les tournées cyclistes ou motorisées d'un « préposé » rural du XXI ème siècle.  il occupe ses heures de randonnée à de longues rêveries au cours desquelles il bâtit un « palais féerique », rêveries qui ne commenceront à être concrétisées qu'une dizaine d'années plus tard. Selon ses souvenirs, en avril 1879, durant l'une de ses tournées, le pied du facteur bute contre une pierre, manquant de le faire tomber sur le chemin. Son œil ayant été attiré par la forme curieuse de la pierre, il la ramasse et la glisse dans l'une de ses poches avec l'intention de la regarder plus tard à tête reposée.

Dès le lendemain, repassant au même lieu, il constate la présence d'autres pierres ayant des formes encore plus singulières et, à son goût, plus belles que celle qu'il avait trouvée la veille. Il se fait alors la réflexion que, puisque la nature pouvait « faire de la sculpture », il pourrait très bien lui-même, fort de ses longues rêveries préparatoires, se faire architecte, maître d'œuvre et ouvrier dans la construction d'un « Palais idéal ».

Durant les 33 années qui suivent, Ferdinand Cheval ne cesse de choisir des pierres durant sa tournée quotidienne, les portant d'abord dans ses poches, puis se munissant d'un panier, voire d'une brouette en certaines occasions. Revenu à son domicile, il passe de longues heures à la mise en œuvre de son rêve, travaillant de nuit à la lueur d'une lampe à pétrole. Il est alors considéré comme un excentrique par les gens du cru, qui ne disposent pas de la vision d'ensemble qu'avait l'architecte.

Après l'achèvement du Palais idéal, il manifeste son désir d'être plus tard enseveli dans l'enceinte même de son œuvre, ce que la loi française ne permet pas lorsque le corps n'est pas incinéré. L'usage de la crémation n'étant à l'époque pas du tout entré dans les mœurs en France, Ferdinand Cheval se résout alors à se conformer aux contraintes légales en se faisant inhumer, le moment venu, dans le cimetière communal, mais en choisissant lui-même la forme de son tombeau.

C'est ainsi qu'à partir de 1914, il passe huit années supplémentaires à charrier des pierres jusqu'au cimetière d'Hauterives et à les assembler, pour former le Tombeau du silence et du repos sans fin, achevé en 1922.

Il y est inhumé après son décès, survenu en 1924.

Au début des années 30, il reçoit le soutien moral de plusieurs artistes tels que Pablo Picasso et André Breton (et à travers ce dernier l'admiration des surréalistes).

Le Palais idéal du facteur Cheval a été classé au titre des monuments historiques par arrêté du 23 septembre 1969, signé d'Edmond Michelet, ministre des Affaires culturelles. À la même époque, son prédécesseur, André Malraux, qui avait appuyé la procédure de classement avant son départ du gouvernement, avait déclaré qu'il considérait le Palais idéal comme « le seul représentant en architecture de l'art naïf ».














Le Tombeau du silence et du repos sans fin a été inscrit sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques, par arrêté du 12 septembre 1975.




























Le Palais Idéal est le précurseur d'un phénomène, celui des Environnements d'art, et en reste peut-être le plus génial et spectaculaire exemple. Ce phénomène, faisant l'objet d'ouvrages dès 1962, reconnu aujourd'hui dans le monde entier, est lié à l'intérêt porté aux créations d' et. Le Palais Idéal a inspiré des artistes comme ou dans l'élaboration de leurs propres architectures imaginaires.

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Palais_id%C3%A9al



 



 A Hauterives (Drôme), un humble facteur a, pendant 33 ans,
érigé seul un étrange palais bâti sur des rêves.

 


1879-1912
  : 10 mille journées
93 mille heures
33 ans d'épreuves

Plus opiniâtre que moi se mette à l'oeuvre  (Ferdinand Cheval).

 

Le Facteur Cheval raconte lui-même dans une lettre comment il a bâti ce palais des Merveilles. 

  
   " Un jour du mois d'avril en 1879, en faisant ma tournée de facteur rural [...] mon pied accrocha quelque chose qui m'envoya rouler quelques mètres plus loin [...] Je fus très surpris de voir que j'avais fait sortir de terre une espèce de pierre à la forme si bizarre, à la fois si pittoresque que je regardais autour de moi. Je vis qu'elle n'était pas seule. Je la pris [...] et je l'apportais soigneusement avec moi. A partir de ce moment, je n'eus plus de repos matin et soir. Je partais en chercher; quelquefois je faisais 5 à 6 kilomètres et quand ma charge était faite je la portais sur mon dos.

 

A partir de ce moment, le facteur accumule des pierres et décide de construire un palais étrange. Il y travaillera 33 ans sans relâche.

Il raconte :

 

Je commençais à creuser un bassin dans lequel je me mis à sculpter [...] toute espèce d'animaux. Ensuite avec mes pierres je commençais une cascade. Je mis deux années pour la construire.

 

Je commençais une grotte et une seconde cascade de manière que ma grotte se trouve entre les deux [...] Je mis encore 3 ans pour l'achever.

 

Malgré les critiques des gens du pays, le courageux facteur poursuit.

 

Je me mis à creuser la terre et dans la terre j'ai formé une espèce de rocher et dans ce rocher des cercueils [...] Sur ce rocher souterrain j'ai élevé le monument dont la largeur a douze pieds et la longueur 15. Le monument est supporté par 8 murailles dont la forme des pierres est des plus pittoresques. 

 

J'ai commencé ce travail gigantesque à l'âge de 43 ans [...] Longueur totale du monument. Elle est de 23 mètres, sa largeur à certains endroits est de 12 mètres, la hauteur varie aussi de 6, 9 à 11 mètres, la forme entière de ce travail qui n'est qu'un seul bloc de rocail qui a environ 600 mètres cube de pierres dans son ensemble.

Le tout a été construit par la main d'un seul homme.




 












 

( Lettre de Ferdinand Cheval adressée à l'archiviste départemental André Lacroix en 1897)























h
ttp://jacquesmottier.online.fr/pages/palaisideal.html









































http://www.linternaute.com/sortir/sorties/architecture/palais-ideal/diaporama/15.shtml



Vidéos


Par Yag - Publié dans : Oops
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés