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Mardi 11 décembre 2007 2 11 /12 /Déc /2007 21:11

Jean-Marc MANTIS

Aquarelles en Chartreuse.           Aquarelles au Mont-Blanc  (lien au 20 sept.2009)


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Jean-Marc MANTIS, aquarelliste de renom, publie des ouvrages qui comme lui sont pleins de lumière, de poésie.  Son dernier livre, Aquarelles en Chartreuse, dont il a accepté spontanément que j'emprunte les photos présentées, sera suivi d'un autre ouvrage "Aquarelles autour du mont blanc"  qui devrait sortir à l'automne  2008.
MANTIS vit à Chambéry, organise des stages d'aquarelle et participe réguliérement au festival d'aquarelle de Pouilly-les-Nonains , en septembre chaque année. 





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Couverture du livre.




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Notes prises sur le motif.




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Aquarelle réalisée.




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Arbres sous la neige




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Au détour de la route




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Qui est ce moine ?




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Notes et esquisses



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Mardi 11 décembre 2007 2 11 /12 /Déc /2007 18:04

Giuseppe   ARCIMBOLDO



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Les tableaux inversés de Giuseppe ARCIMBOLDO.....





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  Joueur, non !

                                                                                                                             

 

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Vertumnus  (Rodolphe II)



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Mardi 11 décembre 2007 2 11 /12 /Déc /2007 14:55

 

Henri LEBASQUE 1865- 1937





Henri Lebasque est né en 1865 à Champigné (Maine-et-Loire). Il suit un enseignement à l'Ecole des beaux-arts d'Angers, puis vient à Paris en 1886. Elève de Bonnat, il assiste Humbert dans la décoration du Panthéon, puis rencontre Camille Pissarro et Auguste Renoir qui auront une grande influence sur lui.

Henri Lebasque participe aux expositions collectives parisiennes, tels le Salon des Indépendants, le Salon des Artistes Français ainsi que le Salon d'Automne, duquel il est cofondateur et restera membre jusqu'à sa mort. En 1893, Henri Lebasque rencontre Maximilien Luce et Paul Signac , et adopte pour quelques années le pointillisme. Vivant, dans les années 1900, à Lagny, il peint les proches bois de la Marne. La découverte du Midi de la France va opérer une transformation radicale dans sa palette qui devient plus Claire et lumineuse.

Henri Lebasque continuera un temps à séjourner dans d'autres régions (Vendée et Normandie), mais son pays d'élection se situera entre Sanary et Nice. L'artiste représente les membres de sa famille dans des décors intérieurs ou extérieurs, des bords de rivière ou sur des plages, ceux où il séjourna longuement. Après Saint-Tropez, Sainte-Maxime, c'est finalement au Cannet qu'il choisit de s'installer définitivement ; il est l'ami et le voisin de Pierre Bonnard.

Bien qu'indépendant, Henri Lebasque tissera de solides liens avec Henri Matisse, Georges Rouault, Raoul Dufy, Louis Valtat ou Henri Manguin, ce dernier lui ayant fait découvrir le Midi. Henri Lebasque connaîtra de son vivant succès et estime.

A l'été 1937, Henri Lebasque meurt au Cannet (Alpes-Maritimes).



La gitane






Merci au Musée Joseph Déchelette de ROANNE pour le prêt des photos  ci-dessus.
L'exposition Henri-Manguin et Henri Lebasque est en-cours au Musée (voir A l'affiche).





 

Baigneuse à Saint TROPEZ





























                                                                                                                          Jeune femme - Ceinture bleue






                                                       



                                                                      La femme au collier




















             Le modèle au repos







     

                                                                                Nu couché






















      Femme nue debout








                                                



                                                            La famille sous la lampe






















         Le petit déjeuner au pré









                                                 


                                           






                                    Après-midi dans les bois














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Mardi 11 décembre 2007 2 11 /12 /Déc /2007 14:45
Henri MANGUIN  1874-1949


 

Henri Manguin est né à Paris en 1874.



Autoportrait

Durant l'été 1889, âgé de quinze ans, Henri Manguin s'initie au dessin à l'école des arts décoratifs. Il y retourne en 1891 pour préparer l'entrée à l'école des beaux-arts, concours qu'il réussi en 1894 Albert Marquet s'était déjà inscrit et Henri Matisse vint y suivre des cours du soir à partir de 1892.
En 1894, tous les trois sont réunis dans l'atelier de Gustave Moreau. Ils se lient d'une grande amitié que viendra partager Charles Camoin à la fin de l'année 1897. Travaillant souvent ensemble, ils sont, dès 1895-1897, identifiés comme le « groupe Moreau », représentant l'avant-garde. Très vite, Henri Manguin rencontre également Jean Puy et Georges Rouault, puis Louis Valtat et André Derain.




Dès 1890, Henri Manguin a commencé à peindre des motifs de l'Ile-de-France et de la Percaillerie près de Cherbourg. En 1897, il commence à exposer à la Société nationale des beaux-arts. En poursuivant sa formation, Henri Manguin fait de nombreuses copies au Louvre, en particulier les œuvres de Chardin.

En juin 1899, Henri Manguin s'installe rue Boursault à Paris. L'atelier va devenir un lieu de rencontres important pour la gestation du fauvisme.
Henri Manguin expose pour la première fois au Salon des Indépendants en 1902 et plus tard devient sociétaire du Salon d'Automne auquel il demeura fidèle jusqu'à la fin de sa carrière. Il y expose notamment en 1905 au sein de la fameuse « cage aux fauves » participant ainsi au « scandale du fauvisme ».

Il est classé parmi Les fauves surtout pour les violences, les stridences et les accords aigus de ses coloris. L'organisation de ses toiles est plus pondérée. Il semble d'ailleurs qu'Henri Manguin n'ait cherché à tirer de la leçon cézanienne qu'une sorte de logique architectonique, l'artiste étant avant tout sensible aux grâces immédiates de la nature.

Grand voyageur, Henri Manguin va surtout être fasciné par La Provence qu'il découvre en 1905 à Saint-Tropez et qu'il peint avec prédilection : « Henri Manguin, comme Vincent Van Gogh, semble avoir été ébloui par le Midi et il s'efforce de nous faire partager la chaude émotion qu'il a ressentie », écrira à ce propos l'artiste T. Klingsor dans La Peinture en 1921.

Fauve de la première heure, Henri Manguin participe à un mouvement dont on a souvent et justement souligné qu'il n'était pas une école « mais le moment où toute une disposition fondamentale de l'art de peindre a, dans son cours incessant à travers les styles, produit sa plus fulgurante intensité ».

Henri Manguin meurt à Saint-Tropez en septembre 1949.

 Extrait de www.postimpressionnisme.net







La coiffure







L'amendier

Merci au Musée Joseph Déchelette de ROANNE pour le prêt des photos  ci-dessus.
L'exposition Henri-Manguin et Henri Lebasque est en-cours au Musée (voir A l'affiche).







La rade de Villefranche

 




Le repos du modèle





Le coucher du soleil





Femme à la fontaine





Les estampes







Divan bleu
 

 

 

 



Nu assis sur ottomane




                                                                     

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Mardi 11 décembre 2007 2 11 /12 /Déc /2007 11:37

Vincent VAN GOGH, peintre incompris (1853 - 1890)





                             Cliquez sur l'icone

 








Peintre néerlandais, resta jusqu’à la mort un tourmenté, un isolé, un incompris.

 

 

Autoportrait 1888

Sa jeunesse (1853–1869)




Il est le fils de Theodorus Van Gogh, pasteur de l'Église réformée à Groot-Zundert  et d'Anna Cornelia. Il  apprend le français, l'anglais et l'allemand mais quitte l’école à 15 ans.


Marchand d'art et prédicateur (1869-1878)

Le 30 juillet 1869, à l'âge de seize ans, il devient apprenti auprès du marchand d'art Goupil et Cie à La Haye, filiale fondée par son oncle Hendrik Vincent.

Après sa formation, qu'il termine brillamment, il est engagé chez Goupil & Cie et effectue un bref stage à Bruxelles. En juin 1873, Adolphe Goupil l'envoie dans la succursale de Londres, puis son père et son oncle l'envoient à Paris, où il est choqué de voir l'art traité comme un produit et une marchandise, ce qu'il dénonce à certains clients et qui provoque son licenciement en 1876. Il se sent alors une vocation spirituelle et religieuse. Il retourne en Angleterre où, pendant quelque temps, il travaille bénévolement, d'abord comme professeur suppléant dans un petit internat donnant sur le port de Ramsgate. Il a d'ailleurs fait quelques croquis de la ville. À son frère Théo, il écrit :

« À Londres, je me suis souvent arrêté pour dessiner sur les rives de la Tamise en revenant de Southampton Street le soir, et cela n'aboutissait à rien; il aurait fallu que quelqu'un m'explique la perspective. »


Il devient un fervent animateur du mouvement méthodiste et veut « prêcher l'Évangile partout ».

À Noël 1876, il retourne chez ses parents et travaille alors dans une librairie de Dordrecht pendant six mois. Toutefois, il n'y est pas heureux. Il passe la majeure partie de son temps dans l'arrière boutique du magasin à dessiner ou à traduire des passages de la Bible en anglais, en français et en allemand. Le soutenant dans son désir de devenir pasteur, sa famille l'envoie en mai 1877 à Amsterdam, où il séjourne chez son oncle Jan Van Gogh, amiral de la marine. Vincent se prépare pour l'université et étudie la théologie avec son oncle Johannes Stricker, un théologien respecté. Malheureusement, Van Gogh échoue à ses examens. Il quitte alors le domicile de son oncle Jan, en juillet 1878, et suit des cours pendant trois mois à l'école protestante de Laeken, près de Bruxelles, mais il échoue à nouveau et abandonne ses études pour devenir prédicateur laïc.

En 1878, Van Gogh obtient une mission d'évangéliste en Belgique, auprès des mineurs de charbon du Borinage, dans la région de Mons. Il y devient un prédicateur solidaire des luttes contre le patronat.

 Poussant ses convictions à leur conclusion logique, Van Gogh choisit de vivre comme ceux auprès desquels il prêche, partageant leurs difficultés jusqu'à dormir sur la paille dans sa petite hutte au fond de la maison du boulanger chez lequel il réside. Il consacre tout aux mineurs et à leur famille. Il va même jusqu'à descendre à 700 mètres au fond de la mine. Lors d'un coup de grisou, il sauve un mineur. Mais ses activités de prêtre ouvrier ne tardent pas à être désapprouvées et cela le choque. Accusé d'être un meneur, Vincent Van Gogh est contraint d'abandonner la mission qu'il s'était donnée, sa mission étant suspendue par le Comité d'évangélisation. Il en garde l'image de la misère humaine qui apparaîtra dans une partie de son œuvre. Sous la pression de ses parents, il revient chez eux à Etten, y reste jusqu'en 1880 au grand dam de ses parents qui sont de plus en plus préoccupés à son égard. Un conflit considérable éclate entre Vincent et son père, ce dernier allant jusqu'à se renseigner pour faire admettre son fils à l'asile de Geel. Van Gogh s'enfuit de nouveau.














 Il s'intéresse de plus en plus aux personnes l'entourant et aux scènes quotidiennes qu'il commence à représenter dans certains croquis à la mine de plomb, au fusain ou au crayon. En novembre 1880, Van Gogh écoute les conseils avisés de son frère Théo à prendre l'art au sérieux. Sur les recommandations de Théo, il se rend à Bruxelles, afin d'étudier la peinture avec l'artiste hollandais Willem Roelofs. Ce dernier réussit à le persuader (en dépit de l'aversion de Van Gogh d'apprendre l'art dans une école) de s'inscrire à l'Académie royale des beaux-arts de Bruxelles. Il s'y inscrit le 15 novembre 1880 pour les cours du soir et étudie non seulement l'anatomie, mais aussi les règles de la composition et de la perspective.











1880-1882 : les années de formation

Van Gogh a dessiné et a peint des aquarelles alors qu'il allait à l'école, mais très peu de ces travaux ont survécu.




En 1880, il et a commencé à se consacrer à l'art en copiant le Cours de dessin de Charles Bargue, puis des lithographies et des gravures sur bois en s’inspirant des œuvres de Jean-François Millet, artiste pour lequel il conserva jusqu’à la fin de sa vie une véritable vénération.


   Les planteurs de pommes de terre - Millet



 Pendant cette période, il est soutenu matériellement par Théo, employé de Goupil et Cie à Bruxelles.

Il commence à réaliser diverses peintures de grande taille qu'il a pour la plupart détruites. Les Mangeurs de pommes de terre, la Vieille Tour du cimetière de Nuenen et le Cottage, sont les seules qui aient survécu. Après une visite au Rijksmuseum d'Amsterdam, Van Gogh se rend compte que ses peintures présentent beaucoup de défauts en raison de son manque d'expérience et de technique. Il part alors à Anvers, et plus tard à Paris pour perfectionner ses connaissances.

En 1881, à Etten, où résident ses parents, il dessine des portraits, des sujets paysans d’après nature mais surtout des paysages d’une grande richesse calligraphique et dignes de la tradition extrême-orientale.


1882-1883 : La Haye

En conflit avec son père, et essuyant un second échec sentimental, il finit par quitter le domicile familial après une violente dispute et s'installe pour un temps à La Haye fin 1881.

Il y reçoit des leçons de peinture de son cousin Anton Mauve et pratique alors essentiellement l’aquarelle et étudie la perspective. Durant ses deux premières années, il cherche des commandes et au printemps 1882, son oncle, Cornelis Marinus (propriétaire d'une galerie d'art renommée à Amsterdam) lui demande de fournir des dessins de La Haye. Le travail de Van Gogh ne s'avère pas à la hauteur des espérances de son oncle, qui lui passe tout de même une deuxième commande. Bien qu'il lui ait décrit en détail ce qu'il attendait de lui, il est de nouveau déçu par le résultat.

 

C'est au cours de l'été 1882 qu'il commence la peinture à l'huile.

« Ne va pas te figurer que je me considère comme parfait, ni que je m’imagine sans reproche quand tant de personnes parlent de mon caractère impossible. Il m’arrive souvent d’être mélancolique, susceptible et intraitable ; de soupirer après de la sympathie comme si j’avais faim et soif ; de me montrer indifférent et méchant lorsqu’on me refuse cette sympathie, et même de verser parfois de l’huile sur le feu. Je n’aime pas beaucoup la compagnie des autres, il m’est souvent pénible ou insupportable de les fréquenter ou de bavarder avec des gens. Mais connais-tu l’origine de tout cela, du moins en grande partie ? Tout simplement ma nervosité ; je suis extrêmement sensible, autant au physique qu’au moral, et cela date de mes années noires. Demande donc au médecin – il comprendra tout de suite de quoi il s’agit – s’il pourrait en être autrement, si les nuits passées dans les rues froides, à la belle étoile, si la peur de ne pas avoir à manger un morceau de pain, si la tension incessante résultant du fait que je n’avais pas de situation, si tous mes ennuis avec les amis et la famille ne sont pas pour trois quarts à l’origine de certains traits de mon caractère, de mes sautes d’humeur et de mes périodes de dépression... »

— Extrait d'une de ses lettres à son frère Théo, juillet 1882 (Lettres de Vincent à Théo)


Pendant plus d'une année il a travaillé sur des figures simples, en réalisant notamment des études en « noir et blanc », travail qui ne lui a alors apporté que des critiques. Aujourd'hui, ces études sont pourtant considérées comme ses premiers chefs-d'œuvre.

À partir du printemps 1883, il s'intéresse à des compositions plus élaborées, basées sur le dessin. Très peu de ces dessins ont survécu car, lorsque son frère lui confie qu'ils manquent de nervosité et de fraîcheur, Van Gogh les détruit et se tourne vers la peinture à l'huile.


1883-1883 : Province de Drenthe

De septembre à décembre 1883, Vincent séjourne en solitaire dans la province de Drenthe, au nord des Pays-Bas, où il s'acharne à travailler pour accomplir sa destinée de peintre. C'est l'unique remède qu’il trouve à un profond sentiment de détresse. Au terme de cette nouvelle expérience, il décide de rejoindre sa famille installée depuis peu à Nuenen, dans le Brabant-Septentrional, dans le presbytère paternel.

 

1884-1885 : Nuenen







De retour dans sa famille à Nuenen, Van Gogh réalisera la célèbre série de toiles représentant des tisserands.  Dans cette œuvre, son amour pour les humbles, sa religiosité profonde, un vague espoir de rédemption grâce au travail pour soulager les consciences du mystère de la tombe, expriment le malaise d'un jeune contestataire.

 

 

 

 

 

 

 

Le métier (1884)






Les mangeurs de pommes de terre (1885)



C'est à Nuenen que le talent de Van Gogh se révèle définitivement ; il y réalise de puissantes études à la pierre noire de paysans au travail, mais aussi quelque deux cents tableaux à la palette sombre et aux coups de brosse expressifs, qui viennent alors    confirmer son talent de dessinateur et de peintre.








                             
                                                 Extrait de courrier





       1885-1886 : à Anvers

À Anvers de nouveau, il est impressionné par les Rubens et à la révélation des estampes japonaises, qu’il commence à collectionner dans cette ville. C’est aussi dans la capitale flamande que l'artiste inaugure sa fameuse série d’autoportraits, sur le registre de l’humour macabre.


       1886-1888 : à Paris


Seule la connaissance du milieu artistique parisien pouvait véritablement permettre à Van Gogh de renouveler et d'enrichir sa vision, ce qui motive son installation à Paris en 1886. Cette année là est celle de la dernière exposition impressionniste, et en 1887 devait avoir lieu la première rétrospective de l’œuvre de Millet. Il s'installe à proximité de son frère Théo qui dirige la succursale parisienne de Goupil depuis 1880.

Au début de 1886, Vincent rejoignit son frère à Paris avec l'envie de s'informer sur les nouveautés de la peinture impressionniste.

À Paris dans les années 1886 - 1887, il fréquente un moment l’académie du peintre Cormon, où il fait la connaissance de Henri de Toulouse-Lautrec, de Louis Anquetin, d’Émile Bernard ainsi que de John Peter Russell. Il rencontre également, par l’intermédiaire de son frère, presque tous les impressionnistes, en particulier Georges Seurat et Camille Pissarro, ainsi que Paul Gauguin. Dans la boutique du Père Tanguy, il devient l'ami de Paul Signac. Sous l’influence des estampes japonaises, ses compositions acquièrent peu à peu davantage de liberté et d’aisance, tandis qu’il s’essaie à la technique de l’aplat coloré. Pissarro l’initie également aux théories nouvelles sur la lumière et au traitement divisionniste des tons. La palette de l'artiste s’enrichit alors de couleurs vives et sa touche s’anime et se fragmente, ceci grâce également à Signac avec qui il travaille en 1887.






 Restaurant de la sirêne (1887)





Exalté par la ferveur du climat artistique parisien, Van Gogh brûla les étapes de son renouvellement artistique grâce à la fréquentation des peintres les plus anticonformistes du moment: il s'essaya au néo-impressionnisme auprès de Signac et Pissarro, enquêta sur les profondeurs psychologiques du portrait avec son ami Toulouse-Lautrec, fut précocement informé de la synthèse du cloisonnisme par ses compagnons Louis Anquetin et Émile Bernard, put apprécier les toiles exotiques réalisées par Gauguin en Martinique. Régénéré par ce bain dans les sources de la modernité, l'artiste hollandais était prêt à réaliser son rêve méditerranéen, à la recherche de la lumière aveuglante de la Provence, qui ferait resplendir les couleurs pures de la nature, étudiées jusque-là dans sa collection d'estampes japonaises. C'est une période très fertile où son art s'oriente vers l'impressionnisme mais l'absinthe et la fatigue aggravent son état mental.


1888-1889 : à Arles



Suivant les conseils de Toulouse-Lautrec qui lui parle de la luminosité des paysages méridionaux, il s'installe à Arles en 1888.

Bien qu'il arrive dans la cité avec un temps de neige, une nouvelle page de son œuvre s'ouvre avec la découverte de la lumière provençale. Dès le 22 février 1888, il débute sa production arlésienne ; il parcourt à pied la région et peint des paysages, des scènes de moissons et des portraits. Trois de ses premiers tableaux sont présentés à l'exposition annuelle de la Société des artistes indépendants

À Arles,  il réalise une série sur les vergers fleurissants dans des triptyques, ainsi qu'une série de portraits comme ceux de la famille Roulin.


















Vincent qui habite la « maison jaune », rêve  d'une communauté d'artistes unissant fraternellement leurs expériences et leurs recherches : Paul Gauguin vient le rejoindre dans ce but le 23 octobre 1888 et ils commencent à travailler ensemble comme par exemple sur la série de tableaux consacrés aux Alyscamps.



       

 


  Terrasse de café la nuit (Arles 1888)



La chambre (1888)











Mais les deux hommes s'entendent mal : la tension et l’exaltation permanentes qu’impliquent leur démarche créatrice et une telle urgence de peindre débouchent sur une crise : le 24 décembre 1888, à la suite d'une dispute plus violente que les autres, Van Gogh, en proie au délire tente de tuer son compagnon, puis, pour s’auto-punir, se coupe le lobe de l'oreille gauche avant d'aller l'offrir à une prostituée. Il est soigné par le docteur Rey dont il peint le portrait. En mars 1889, après une période de répit pendant laquelle il peint entre autres l’Autoportrait à l'oreille bandée (janvier 1889), une pétition des habitants d’Arles entraîne son   internement à l’Hôtel-Dieu.









Autoportrait à l'oreille bandée (1889)






1889-1890 : Saint-Rémy-de-Provence



 Ayant décidé de lui-même d'entrer dans un asile près de Saint-Rémy-de-Provence (l'hôpital psychiatrique du monastère Saint-Paul-de-Mausole) où il va rester pendant une année. Son état varie de la dépression profonde aux phases de rémission et d’activité intense, qui entraînent de nouvelles modifications de son style : le graphisme et la touche dont les traits discontinus et sinueux donnent aux champs de blé, aux oliviers et à la voûte céleste des Alpilles et des Baux-de-Provence les mouvements mêmes de sa pathologie.





Le 8 mai 1889, hanté par l’idée du suicide mais pleinement conscient du mal qui le ronge, il quitte Arles.

Les peintures de la période où il a vécu à Saint-Rémy-de-Provence sont souvent caractérisées par des remous et des spirales. À diverses périodes de sa vie, 









        Champ de blé aux cyprès (1889)



Van Gogh a également peint ce qu'il voyait de sa fenêtre, notamment à la fin de sa vie avec une grande série de peintures de champs de blé qu'il pouvait admirer de la chambre qu'il occupait à l'asile de Saint-Rémy.

Van Gogh commence également à sortir de l'anonymat. En janvier 1890, un article d’Albert Aurier dans le Mercure de France souligne pour la première fois l’importance de ses recherches. Un mois plus tard, le peintre Anna Boch acquiert l’un de ses tableaux, La vigne rouge, pour la somme de quatre cents francs.




1890 : Auvers-sur-Oise

 



En mai 1890, l'artiste quitte Saint-Rémy-de-Provence et rejoint son frère Théo à Paris, qui l'installe à Auvers-sur-Oise dans la modeste auberge Ravoux, où il loue une petite chambre d'une grande sobriété, sous la surveillance du docteur Paul Gachet, ami de Paul Cézanne et des peintres.











Grâce aux soins du docteur Gachet, l'activité artistique de Van Gogh est intense. Il produit pendant deux mois plus de soixante-dix tableaux. Cependant, le répit est de courte durée : lorsque Théo lui fait part de son désir de retourner en Hollande, Vincent se sent de nouveau abandonné.











   





                                                                     Portrait du docteur GACHET (1890)





L'église d'Auvers sur Oise (1890)



Le 27 juillet 1890, dans un champ où il peint une ultime toile, il se tire un coup de revolver dans la poitrine. Ramené mourant à l'auberge Ravoux, il meurt deux jours plus tard, soutenu par son frère Théo et toujours inconnu du grand public.





                                     Fac similé de la lettre à Théo du 27 juillet 1890.


 

Source: Larges extraits Wikipedia


Vidéo de MOCASAKI
http://mocasaki.rmc.fr/127383/vincent-van-gogh-1853-1890 

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