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(Le site de Yag)
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Travail sur les sans papiers
Ce travail est issu de la rencontre avec d'anciens sans papiers dans le cadre d'une action des amis du Réseau d'Education Sans Frontière Loire Nord.
Il s'agissait de récolter des témoignages, des parcours de vie, souvent douloureux, afin de tenter de changer le regard que l'on porte sur ces « clandestins ».
Lors des échanges avec ces personnes d'origines roms, tchétchènes, afghanes, rwandaises... je réalisais des croquis et des photos, tandis qu'ils nous racontaient leur histoire.
D'autres membres du RESF ont retranscrit par écrit ces témoignages ou ont réalisé un montage audio, des photos, des planches de BD...
Le support de mon projet ét
ait un grand rouleau en toile de jute sur lequel j'avais réalisé des empreintes de végétaux en Nouvelle Calédonie. Je voulais renforcer ainsi l'idée de métissage de cultures et de temporalités, et celle de voyage, de migration.
J'ai ensuite découpé ce rouleau (qui faisait le lien entre toutes ces histoires) en un grand cahier dont chaque portrait est une page. Cahier d'écolier ou carnet de bord de ces rencontres.
Sur chacune des 25 pages, j'ai tenté de retranscrire à la fois le parcours, la culture des personnes rencontrées, mais également mon ressenti face à la superposition de l'image médiatique de ces migrants et leur réalité, toute autre. J'espère que mon travail leur rend un juste hommage et je tiens à les remercier pour leur générosité.
La seconde partie de mon travail est une installation réalisée à partir de petits bureaux et de chaises d'écoliers sur lesquels apparaissent des portraits d'enfants. Je sors ici du « tableau » pour tenter de donner une présence physique à une réalité qui me touche particulièrement.
Une tradition rom veut que le 6 mai on accroche des bouts de tissus dans les arbres afin d'y laisser sa maladie, ses problèmes, et pourquoi pas, son exil...