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Alexandre Le Comte |
Laurent Cunin, dit Cunin-Gridaine (1778-1859) Le Mauvais
Associé de Gridaine, son beau-père fabricant de draps, il est élu en 1827 député
de Mézières et siège aux côtés de La Fayette. Opposé au cautionnement des journaux il fait partie des 221 opposants au régime de Charles X. Après 1830, il acquiert une grande importance
politique. Il est ministre dans les cabinets Soult puis Guizot en octobre 1840. Il est, dit-on, « le Thuriféraire de toutes les mesures rétrogrades ». Le Charivari du 24 avril
1833 le décrit comme ne parlant jamais et ayant l'air de ne pas penser davantage. Il quitte la politique en 1848.
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Antoine Odier |
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Baron Joseph de Podenas |
Charles-Guillaume
Etienne (1777-1845) Le Vaniteux
Auteur dramatique et directeur du Constitutionnel, membre de l'Académie française sous Napoléon
Ier, il est révoqué en 1815. Libéral, il siège à gauche comme député de la Meuse en 1822, 1827, 1828. De nouveau député après la révolution de 1830, il soutient les
gouvernements jusqu'au ministère Molé entre 1836 et 1839. Il s'allie alors au centre-gauche. Il est nommé pair de France en 1839. Selon Le Charivari du 20 septembre 1833, « Le
député de la Meuse dort à la Chambre comme il dort à l'Institut. Il ne s'éveille qu'aux heures des repas ; mais alors, il retrouve toute ses capacités intellectuelles, dont la plus
remarquable est d'une étourdissante loquacité. Aussi un homme d'action a dit de lui : "C'est un estomac disert." Malheureusement, la digestion ne tarde pas à le plonger [...] dans cet
état de torpeur où le représente [...] M. Daumier. »
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Charles Philippon |
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Comte Antoine Maurice Apollinaire |
Inconnu, dit Frédéric-Alfred-Pierre
vicomte de Falloux du Coudray Un Malin
Falloux est issu d'une famille bourgeoise anoblie par Charles X. Il est proche des catholiques libéraux tels
que Montalembert et Lacordaire. En 1846 il est élu à la Chambre. En décembre 1848 il deviendra ministre de l'Instruction publique dans le gouvernement d'Odilon Barrot. Il se retirera de
la politique sous le Second Empire. L'identité du personnage représenté reste une énigme. Il est en fait douteux qu'il s'agisse ici de Falloux - qui avait vingt-deux ans en 1833 -,
si l'on en juge par les traits du personnage, à moins qu'il ne s'agisse du père de Falloux.
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Félix Barthe (1795-1863) L'important personnage
Arrivé de Toulouse à Paris il se fit connaître en faisant traduire en conseil de guerre le coupable du meurtre
de l'étudiant Lallemand, abattu devant le Palais Bourbon au cours d'une rixe provoquée par la discussion d'un projet de loi. En 1827 il fut membre de la société jacobine Aide toi,
le ciel t'aidera. Il fut présent à la réunion des avocats libéraux chez Dupin Aîné le 26 juillet 1830 affirmant les ordonnances signées par Charles X contraires à la Charte de
1814. D'abord libéral, ministre de l'Instruction publique puis de la Justice, il réforma le code pénal accordant aux tribunaux davantage de liberté dans l'application de la peine. Mais
il réprima les délits de presse. En 1834 il présenta la loi sur la censure et les associations politiques. Les petits journaux prétendaient que son strabisme permettait de surveiller à
la fois les carlistes et les républicains. La Caricature du 18 juillet 1833 en fait le portrait suivant : « A ces yeux louches, à ce sourire faux, à cette tournure
épaisse, à cette figure outrecuidante, vous devinez que ce ministre est Barthe. Il n'y a guère qu'à l'administration de la justice en France, que vous auriez de la peine à reconnaître
l'ex-carbonaro de la Restauration ; mais que voulez-vous ? C'est comme ça que la monarchie les aime. » |
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Jacques Lefebvre |
Jean Pelet de la Lozére |