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Henri Manguin est né à Paris en 1874.
Autoportrait
Durant l'été 1889, âgé de quinze ans, Henri Manguin s'initie au dessin à l'école des arts décoratifs. Il y retourne en 1891 pour préparer l'entrée à l'école des beaux-arts, concours qu'il réussi
en 1894 Albert Marquet s'était déjà inscrit et Henri Matisse vint y suivre des cours du soir à partir de 1892.
En 1894, tous les trois sont réunis dans l'atelier de Gustave Moreau. Ils se lient d'une grande amitié que viendra partager Charles Camoin à la fin de l'année 1897. Travaillant souvent ensemble,
ils sont, dès 1895-1897, identifiés comme le « groupe Moreau », représentant l'avant-garde. Très vite, Henri Manguin rencontre également Jean Puy et Georges Rouault, puis Louis Valtat et André
Derain.
Dès 1890, Henri Manguin a commencé à peindre des motifs de l'Ile-de-France et de la Percaillerie près de Cherbourg. En 1897, il commence à exposer à la Société nationale des beaux-arts. En
poursuivant sa formation, Henri Manguin fait de nombreuses copies au Louvre, en particulier les œuvres de Chardin.
En juin 1899, Henri Manguin s'installe rue Boursault à Paris. L'atelier va devenir un lieu de rencontres important pour la gestation du fauvisme.
Henri Manguin expose pour la première fois au Salon des Indépendants en 1902 et plus tard devient sociétaire du Salon d'Automne auquel il demeura fidèle jusqu'à la fin de sa
carrière. Il y expose notamment en 1905 au sein de la fameuse « cage aux fauves » participant ainsi au « scandale du fauvisme ».
Il est classé parmi Les fauves surtout pour les violences, les stridences et les accords aigus de ses coloris. L'organisation de ses toiles est plus pondérée. Il semble d'ailleurs qu'Henri
Manguin n'ait cherché à tirer de la leçon cézanienne qu'une sorte de logique architectonique, l'artiste étant avant tout sensible aux grâces immédiates de la nature.
Grand voyageur, Henri Manguin va surtout être fasciné par La Provence qu'il découvre en 1905 à Saint-Tropez et qu'il peint avec prédilection : « Henri Manguin, comme Vincent Van Gogh, semble
avoir été ébloui par le Midi et il s'efforce de nous faire partager la chaude émotion qu'il a ressentie », écrira à ce propos l'artiste T. Klingsor dans La Peinture en 1921.
Fauve de la première heure, Henri Manguin participe à un mouvement dont on a souvent et justement souligné qu'il n'était pas une école « mais le moment où toute une disposition fondamentale de
l'art de peindre a, dans son cours incessant à travers les styles, produit sa plus fulgurante intensité ».
Henri Manguin meurt à Saint-Tropez en septembre 1949.
Extrait de www.postimpressionnisme.net
La coiffure
L'amendier
Merci au Musée Joseph Déchelette de ROANNE pour le prêt des photos ci-dessus.
L'exposition Henri-Manguin et Henri Lebasque est en-cours au Musée (voir A l'affiche).
La rade de Villefranche
Le repos du modèle
Le coucher du soleil
Femme à la fontaine
Les estampes
Divan bleu