ARTISTES Galerie Vidéo Sortir
(Le site de Yag)
| Février 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ||||||
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | ||||
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | ||||
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | ||||
| 27 | 28 | 29 | ||||||||
|
||||||||||
Maximilien Luce
(1858 - 1941)
Aux côtés de Seurat de Signac et de Cross,
Maximilien Luce se situe pour l'essentiel de son œuvre dans le mouvement du
pointillisme ou du divisionnisme. Cette période fut relativement courte dans la carrière de peintre, avant qu'il ne se consacre à une peinture plus traditionnelle marquée par sa luminosité et une
harmonie emprunte au divisionnisme et à l’impressionnisme.
Né à Paris le 13 mars 1858 Maximilien Luce travaille d'abord comme apprenti. Il a 13 ans lorsque le peuple parisien s’insurge lors des journées de la Commune de Paris. Il gardera
toujours le souvenir de cette période avec un engagement personnel auprès de ses amis anciens communards. Fils d'ouvrier, il aspirera toujours à un idéal égalitaire, en mettant en scène
dans son œuvre les ouvriers les plus humbles : ceux des chantiers et des aciéries, mais aussi les petits métiers, le rémouleur, les batteurs de pieux, les cireurs de planchers.
En 1872 il s'inscrit à des cours du soir pour devenir graveur et entre en 1876 comme ouvrier qualifié dans un atelier de gravure, chez Froment, qui produit des gravures pour de nombreux journaux
illustrés.
Il part en 1877 avec Froment pour Londres et revient en France en 1879 pour y effectuer son service militaire, d'abord en Bretagne puis à Paris où il étudie sous la direction de Carolus Duran. Il
souhaite travailler en plein air, à l'égal des impressionnistes et c'est pourquoi il reçoit les conseils de Camille Pissarro, avec qui il se lie d'amitié, avant de rencontrer Paul Signac
Georges Seurat, Théo Van Rysselberghe et Louis Valtat fondateurs de l'école des Néo-impressionnistes.
Dès lors, intéressé par les recherches sur les effets de la lumière et sur les effets de prismes rendus par les couleurs, il travaillait dans un style divisionniste, en produisant de nombreux
tableaux pointillistes sur la vie et les rues de Paris. En 1887, Maximilien Luce adhère à la Société des Indépendants auprès de Paul Signac et prend une part active aux expositions qui sont
organisées par le groupe.
Voulant être un témoin agissant de son époque, Maximilien Luce avait adopté cet idéal égalitaire, qu'il mettait en scène dans son œuvre. Cela ne l'empêchait pas de composer par
ailleurs d'admirables paysages en poussant les principes de l'impressionnisme jusqu'à son extrême conséquence en pratiquant la technique du pointillisme.
Vidéo téléchargée depuis Dailymotion.
Le port de St Tropez par Maximilien LUCE
Loi du contraste simultané des couleurs
La loi du contraste simultané des couleurs a été énoncée en 1839 par le chimiste Eugène Chevreul dans un ouvrage intitulé De la loi du contraste simultané des couleurs et de l'assortiment des objets colorés, où il analyse la lumière et la couleur. À l’usage du peintre, on retiendra le ton local : la couleur propre d’un objet. Ce ton local, selon Chevreul, n’existe pas en soi, mais il est dépendant de la couleur des objets environnants. Ainsi toute couleur perçue appelle sa complémentaire pour exister. L’œil a tendance à appeler la couleur manquante, la complémentaire pour former un équilibre neutre dans notre cerveau.
D’autre part, à partir de deux taches de couleurs différentes, l’œil opère ce que l’on appelle un mélange optique, c’est-à-dire que ces deux couleurs (ou plus), distinctes sont perçues simultanément comme une combinaison, une fusion en une nouvelle couleur.
Ce principe a notamment été utilisé par les impressionnistes et les pointillistes. Au lieu d'employer un vert mélangé sur la palette (mélange mécanique), ils appliquaient sur la toile une touche de jaune juxtaposée à une touche de bleu, de façon à ce que la couleur se mélange par simple perception : d'où le terme mélange optique.
Cette découverte toujours valable, est abondamment utilisée dans les procédés de reproduction photomécanique (sérigraphie, imprimerie...). Les surfaces colorées sont décomposées en points ou en trames de couleurs séparées (trois couleurs primaires + le noir = la quadrichromie), qui se fondent dans l'œil du spectateur.
Théorie
Lorsque le tableau est regardé à une certaine distance, les taches de couleur ne peuvent
être distinguées les unes des autres et se fondent optiquement les unes aux autres. L'aspect visuel obtenu est différent de celui obtenu en mélangeant des couleurs sur une palette et en les
appliquant ensuite sur la toile. Certains décrivent le résultat comme plus brillant ou plus pur car le mélange est réalisé par l'œil et non par le pinceau.
Détail Zoomé d'un tableau de Georges Seurat. La Seine à la grande Jatte
L'explication pourrait être liée aux théories sur l'additivité et la soustractivité des couleurs : habituellement, lorsque des couleurs sont produites par un mélange de pigments, la
soustractivité joue (chaque pigment absorbe un ensemble de fréquences du spectre lumineux, le mélange des pigments renvoie l'ensemble des fréquences non absorbées). Ainsi, mélanger des pigments
de cyan, de magenta et de jaune (les couleurs primaires soustractives) produit une couleur proche du noir. En revanche, lorsqu'on mélange des couleurs produites par des sources de lumière, c'est
l'additivité qui joue son rôle : le mélange de faisceaux lumineux des trois couleurs rouge, vert et bleu produit une lumière proche du blanc puisque l'ensemble des fréquences visibles se
trouve représenté.
Source Wikipedia