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Samedi 27 mars 2010 6 27 /03 /Mars /2010 16:46

Lucas Cranach, l'ombre de Dürer.

 

 

 

Voir la vidéo (cliquez):      symbole-video.jpg


Lucas Cranach par son fils Lucas

 

 

 

 

 

 

 

Lucas Müller, dit Lucas Cranach l’Ancien, né le 4 octobre 1472 à Kronach en Haute-Franconie (Allemagne) et décédé le 16 octobre 1553 à Weimar (Allemagne), est un peintre et graveur de la Renaissance allemande. Son patronyme dérive de celui de sa ville natale. Il est le père de Lucas Cranach le Jeune (1515 - 1586).

 

 

Portrait peint par Lucas Cranach " le jeune".

 

Ses origines et ses années de formation sont presque totalement inconnues. Son nom provient de celui de sa ville natale. Son père, Hans (1448-1491 ou 1492), serait peintre.

Entre 1501 et 1504, il voyage dans la vallée du Danube jusqu’à Vienne, où il fréquente alors les milieux humanistes. Il peint durant cette période des tableaux d’inspiration religieuse (Saint-Jérôme - 1502, Crucifixion - 1503, Le Repos pendant la fuite en Égypte - 1504) ainsi qu’un portrait, le « Portrait de Dr. Cuspinian et sa femme » — un humaniste viennois — en 1504.

 

 


Lucas Cranach Johannes Cuspinien

 


À cette époque, son style, proche de celui d'Albrecht Dürer, d’Albrecht Altdorfer se caractérise par la prédominance des paysages agités, aux couleurs fastes, emplis d’une quantité de détails et de symboles, d’un lyrisme exacerbé, paysages quasi surréalistes où la tension psychologique est palpable, espaces vitaux dans lesquels s’insèrent avec harmonie des personnages élaborés et à l’expression énigmatique. Les trois artistes ont d'ailleurs l'occasion de travailler ensemble, lors de la réalisation d'un « livre d'heure » en 1515 pour l'empereur Maximilien.

Il s’établit à Wittenberg en 1505 et devient peintre de cour auprès de l’électeur de Saxe Frédéric le Sage, il est anobli en 1509. Son activité change. Ses protecteurs, comme le cardinal Albert IV de Brandebourg attendent de lui non seulement des retables et des portraits mais aussi des œuvres décoratives pour leurs fêtes et les intérieurs de leurs nombreuses demeures. Pour faire face aux nombreuses demandes, Cranach met sur pied un atelier où ses deux fils travaillent. À partir de cette date, il tourne le dos à la spontanéité de sa période viennoise et son art s’oriente alors vers un style s’approchant du maniérisme : les formes s’allongent, deviennent plus souples, les personnages prennent de l’importance par rapport au paysage devenu simple décor et leurs différentes poses sont élaborées et codifiées, l’habillage raffiné. Certains historiens de l'art voient dans ce changement le début de la décadence qui va s'accentuant après 1525 alors que d'autres jugent la production des années 1505 à 1525 d'égale valeur, quoique très différente de celle des années viennoises.

Cette simplification voulue des formes, des compositions et des couleurs lui permet à l'atelier de copier à la demande avec de simples variantes les créations du maitre. Il crée ainsi une figure féminine idéale et stylisée sur des canons anticlassiques. Cette figure gracile représentée le plus souvent avec des déformations onduleuses (La nymphe à la source, 1518 ; Lucrèce, 1532) a été interprétée comme une persistance du gothique ou une participation au maniérisme international. Le pouvoir de séduction de l'artiste réside dans l'utilisation du pouvoir suggestif de la ligne sinueuse et du contraste des couleurs disposées en larges surface.

 

 

 

 

Lucas Cranach VENUS

Dans La Vénus de 1529, Cranach reprend un sujet très classique de la Renaissance pour en faire une œuvre d'un érotisme ambigu. Représentée nue comme le veut la tradition, la Vénus est une jeune fille oblongue aux formes pré pubères. Mais loin d'être pudique, elle porte un collier à la manière des courtisanes, elle montre son sexe d'un doigt et regarde le spectateur d'un œil aguicheur. Le paysage stylisé renvoie à l'Allemagne de son époque.

 

 

 

 

Cranach-Martin Luther

 

 


À Wittenberg, durant la même période, il fait la connaissance de Martin Luther avec qui il se lie d’amitié (et dont il réalisera de nombreux portraits). Acquis aux idées luthériennes, Cranach participera dès lors à la création de l’iconographie protestante, représentant des thèmes chers à la Réforme, tirés de l’Ancien Testament et du Nouveau Testament, introduisant quelquefois des citations de la Bible. Il peint également de nombreux portraits et scènes religieuses qui lui assurent la célébrité dans toute l’Europe, et à partir de 1525, intensifie son activité avec l’aide de ses fils, Hans et Lucas, et probablement d’un atelier important.

 

 

 

 


Propriétaire d’une pharmacie et d’une imprimerie, il est élu à trois reprises bourgmestre de Wittenberg et conserva sa charge de peintre de la cour sous les électeurs Jean-Constant et Jean-Frédéric, cour pour laquelle il peignit d’innombrables nus bibliques et mythologiques à l’érotisme allusif.

Son protecteur Jean-Frédéric ayant été capturé après la bataille de Mühlberg, Cranach accompagne sa captivité de 1550 à 1552 avant de revenir à Weimar, nouvelle résidence électorale, pour y mourir l’année suivante.

Il a produit de nombreuse œuvres dont l'attribution est parfois difficile, les signatures différant et l'activité de son atelier étant importante (près de 600 œuvres)5. Après sa mort, son fils Lucas Cranach (dit le Jeune) continue l’activité de son père et de son atelier.

(source Wikipédia).

 

 

Cranach Les 3 Graces

 

Les Trois Grâces est un tableau peint par Lucas Cranach l'Ancien en 1531. Il s'agit d'un tableau de petit format (24 cm x 37 cm) qui n'a jamais été exposé au public.

 

Le traitement du thème classique des Trois Grâces par Lucas Cranach est original dans la mesure où une certaine ironie semble se mêler à la sensualité attendue du sujet.

 

Resté jusqu'à ce jour aux mains de collectionneurs privés, le musée du Louvre s'en est porté acquéreur le 17 décembre 2010 suite à une campagne d'appel aux dons. Le tableau sera désormais exposé dans les salles du musée.

 

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Lundi 28 décembre 2009 1 28 /12 /Déc /2009 09:26

 

Un triple regard sur Oscar-Claude MONET.

 

Oscar-Claude Monet  (1840-1926)

 

 

  Claude Monet est un artiste-peintre français lié au mouvement impressionniste. Peintre de paysages, figures.   


autoportrait au béret - 1886

  Autoportrait au béret  - 1896

                                                                                        

 

Claude Monet est né à Paris le 14 novembre 1840 au 45, rue Laffitte dans le IXe arrondissement. Il est le second fils d'Adolphe et Louise-Justine Monet, née Aubrée. La famille, grands-parents paternels compris, s'installe au Havre en Normandie vers 1845, l'année de ses cinq ans.

De manière précoce, il développe un goût pour le dessin et il suit avec intérêt le cours d'Ochard, un ancien élève de David. Ses premiers dessins sont des caricatures de personnages (professeurs, hommes politiques) dont Monet « enguirlande la marge de ses livres... en déformant le plus possible la face ou le profil de ses maîtres » selon ses propres termes. Il fait déjà des croquis de bateau et des paysages en « plein air » sur le motif. 

 

En 1857, sa mère décède et il abandonne ses études. Sa tante Lecadre l'accueille et l'encourage à continuer le dessin. Il vend ses caricatures signées O. Monet chez un commerçant spécialisé dans le matériel pour peintres, où expose également Eugène Boudin, ancien associé du propriétaire. C'est là qu'il va faire sa connaissance, déterminante pour sa carrière artistique, et il dira plus tard : « Si je suis devenu un peintre, c'est à Eugène Boudin que je le dois. » Il conseille aussi à son jeune comparse à quitter Le Havre pour Paris dans le but d'y prendre des cours et d'y rencontrer d'autres artistes.

 

En 1861 et 1862, Monet sert dans l'armée en Algérie. Sa tante havraise Mme Lecadre accepte de l'en faire sortir s'il prend des cours d'art à l'université. Il quitte donc l'armée, mais n'aime pas les styles traditionnels de peinture enseignés à l'académie.

 

En 1862, il se lie d'amitié avec Johan Barthold Jongkind, lors de son séjour à Sainte-Adresse et à Honfleur. La même année, il commence à étudier l'art avec Charles Gleyre à Paris, où il rencontre Pierre-Auguste Renoir avec qui il fonde un mouvement artistique qui s'appellera plus tard impressionniste. Ils ont peint ensemble et ont maintenu une amitié durant toute leur vie. Il se lie également d'amitié avec le peintre Frédéric Bazille.

 

Renoir - Monet lisant

 


 

 

Un de ses modèles, Camille Doncieux, deviendra quelques années plus tard son épouse. Ils emménagent dans une maison à Argenteuil, près de la Seine, après la naissance de leur premier enfant. Ils vivent ensuite à Vétheuil où Camille décède le 5 septembre 1879 Trois ans plus tard, Monet loue le pressoir et son clos normand à Giverny près de Vernon (Eure) et s'y installe alors définitivement. Il aménage la grande maison et un vaste jardin floral qu'il ne pourra acheter qu'en 1890 quand sa situation financière se sera améliorée. En 1893, soit dix ans après son emménagement dans la maison, il crée le jardin d'eau avec son étang aux nymphéas. Il lui inspirera quelques-unes de ses toiles les plus connues, dont les toutes dernières.

 

 

                                                                                                             Monet lisant par Renoir

 

 

 

C'est en 1872 qu'il avait peint un paysage du port du Havre : Impression, soleil levant (actuellement au musée Marmottan à Paris). Cette œuvre avait été présentée au public lors de la première exposition impressionniste en 1874. La manifestation n'avait pas eu le grand succès attendu par les peintres et un grand nombre de comptes-rendus avaient été assez hostiles, particulièrement celui provenant du critique Louis Leroy du Charivari qui, inspiré par l'intitulé de ce tableau, s'était servi du mot « impression » pour se moquer du style des exposants. Lors de la troisième exposition impressionniste, en 1876, les peintres reprirent à leur compte le terme d'« impressionnisme » pour identifier leur style. Cette première exposition était organisée par un groupe de peintres dont Monet avait pris la tête, la Société anonyme des artistes peintres, sculpteurs et graveurs en réaction contre le « Salon » officiel.

 

 

Sargent MonetPainting

                          John Singer Sargent.   Monet peignant à l'orée d'un bois, 1885

 

En 1884, commence sa longue amitié avec l'écrivain Octave Mirbeau, qui est désormais son chantre attitré et contribua à sa reconnaissance. En 1892, Monet épouse Alice Hoschedé qui était sa maîtresse sans doute depuis 1875 ou 1876, et avec qui il vivait depuis l'été 1878. Ce n'est que lorsqu'Ernest Hoschedé est retrouvé mort, que Monet peut enfin épouser Alice. Elle a eu six enfants nés de son mariage avec Ernest : cinq filles et un garçon, Jean-Pierre, qui se plaît à dire qu'il est le fils de Claude. Monet a eu deux garçons Jean et Michel de sa première union avec Camille, l'un et l'autre décèdent sans laisser de descendance, de sorte que Monet n'a eu aucune postérité directe. Cette grande famille nécessite l'aménagement d'une grande maison, comme ce fut le cas avec Giverny.

 

Entre 1892 et 1894, Monet peint une série de peintures de la cathédrale de Rouen, à partir de 3 emplacements distincts en face de l'édifice et à différentes heures du jour. Vingt vues de la cathédrale sont exposées à la galerie de Durand-Ruel en 1895. Les séries précédentes comme Les Peupliers ou les Meules de foin portaient sur des éléments de décor naturel, avec les cathédrales, Monet effectue un retour sur le motif humanisé comme il l'avait déjà fait dans la série des gares Saint-Lazare, la toute première connue, peinte alors qu'il n'habitait pas encore Giverny.

 

Lors de son premier déplacement au Royaume-Uni, en 1870, pour fuir la guerre franco-prussienne, il avait eu l'occasion d'admirer les œuvres du peintre britannique Turner (1775-1851) et avait été impressionné par sa manière de traiter la lumière, notamment dans les œuvres présentant le brouillard de la Tamise. Il avait rencontré, à cette occasion, le peintre américain Whistler (1834-1903), également influencé par Turner, avec lequel il s'était lié d'amitié.

 

Ce qu'il avait vu à Londres l'incita à y revenir plusieurs fois. Lors de séjours de 1899 à 1901, prolongés par son travail en atelier jusqu'en 1904, il peint une autre série de tableaux, près d'une centaine, sur le thème du brouillard de Londres sur la Tamise.

Monet aimait particulièrement peindre la nature contrôlée : son propre jardin, ses nymphéas, son étang et son pont, que le passionné des plantes qu'il était avait patiemment aménagés au fil des années. Il a également peint les berges de la Seine. En 1914, Monet commence une nouvelle grande série de peintures de nymphéas, sur la suggestion de son ami Georges Clemenceau.

 

 

 

symbole-video.jpg Cliquez sur l'icone pour voir la vidéo. Film de 1914, commenté par Sacha Guitry.

 

À la fin de sa vie, Monet souffrait d'une cataracte qui altéra notablement sa vue. Il fut opéré de l'œil droit dans les difficiles conditions de l'époque. Affecté par les modifications de ses perceptions visuelles consécutives à l'opération, il renonça à toute intervention sur son œil gauche. La maladie évoluant, elle eut un impact croissant sur ses derniers tableaux.

Claude Monet est décédé le 5 décembre 1926 et est enterré dans le cimetière de l'église de Giverny. Accouru trop tard au chevet du peintre, Clemenceau aurait insisté pour qu'on ne recouvre pas le corps d'un linceul noir, en expliquant que cela n'était pas convenable : « Pas de noir pour Monet ! Le noir n'est pas une couleur ! ». Il aurait alors arraché les rideaux aux motifs colorés de la fenêtre pour en recouvrir la dépouille du peintre.

 

Source Wikipedia (Extraits)


 

L'apparence et la réalité

 

L'hiver 1868-1869, Monet, au cours d'un séjour à Etretat, peint l'un de ses nombreux paysages de neige, la Pie , où l'oiseau n'est qu'une ponctuation se détachant sur la toile envahie d'une multitude de blancs différents. Au cours d'un séjour à Bougival, l'été 1869, Monet travaille en compagnie de Renoir. Les deux peintres, rendant systématique le principe de la division des tons (Monet: la Grenouillère), inaugurent la vision nouvelle qui bientôt fait école.

 

Les séries

 

On ne saurait attacher trop d'attention à ce travail par séries dans la production de la maturité de Claude Monet. D'une série à l'autre, une progression apparaît à la fois dans le principe (un schéma de composition de plus en plus uniforme à l'intérieur de chaque série) et dans le choix du sujet : aux motifs naturels (peupliers, meules), insignifiants et interchangeables que lui fournissent les environs de Giverny, succède celui d'une architecture sacrée, unique, illustre et immuable, la façade de la cathédrale de Rouen. En entreprenant ces séries, puis en les sacralisant en quelque sorte par le choix d'une cathédrale célèbre, Monet confère une dignité supérieure au principe impressionniste fondamental : l'analyse des variations de la lumière n'est pas seulement bonne pour représenter des promeneurs à la campagne ou des pêcheurs au bord de l'eau. Par une démarche qui annonce celle des peintres philosophes comme Kandinsky ou Malévitch, une intention théorique, presque éthique, prend ici le pas sur l'exécution. Plus encore que celle des Meules, la série des Cathédrales, puis celle, en très grand format, des Nymphéas constituent un fait pictural nouveau : ce sont des œuvres où l'intention passe avant le souci de la représentation. Un peu avant 1900, et jusqu'à la fin de sa vie, Monet s'attache en effet à prendre comme seul motif le bassin aux nymphéas de son jardin de Giverny. Dans une souveraine indifférence au sujet, les variations sur le thème du plan d'eau portent jusqu'aux extrêmes limites de ses conséquences la manière impressionniste. Cette prodigieuse série de Nymphéas , commencée en 1916 et achevée l'année même de la mort du peintre, est un don à l'état. En 1927, les huit grandes compositions sont installées à l'Orangerie des Tuileries. Les grands Nymphéas peuvent être aujourd'hui regardés comme l'une des plus étonnantes représentations picturales du flux incessant des idées songeuses, sauvages, non retenues et à vrai dire non pensables» (Francis Ponge).

 

Sources (Extraits)

http://www.grandspeintres.com/monet/biographie_monet.php

 

 

Claude Monet - Suite

 

 

Dans les années 1860, Bazille, Renoir et Sisley fréquentaient le Café Guerbois, un endroit où Emile Zola et Edouard Manet se rendaient souvent.

 

 

Rue de la Bavolle- Honfleur - 1864

La rue de la Bavolle à Honfleur 1864

LE SALON DE PARIS ET LA NAISSANCE DU MOUVEMENT IMPRESSIONNISTE

L'histoire de l'impressionnisme est indissociable de celle du Salon de Paris.

L'évolution sociale, économique et culturelle du XXIIème siècle avait eu pour conséquence que les œuvres d'art allaient être créées désormais pour l'essentiel par des artistes indépendants (et non plus au service de quelque prince ou corporation).

Pour ces artistes, trouver des possibilités d'exposition constituait une préoccupation existentielle. Les marchands d'art et leurs galeries allaient certes prendre une importance croissante, mais, en France, la possibilité d'exposition la plus importante et incontournable était "Le Salon de Paris".

 

 

Régates à Sainte-Adresse - 1867

Régates à Sainte-Adresse 1867

 

 


A partir de 1863, le Salon se tient tous les ans et un jury composé de membres de l'Académie des Beaux-Arts et de précédents médaillés du Salon sélectionnent les oeuvres exposées. Pour la seule année 1863, 4000 oeuvres furent refusées sur les 5000 demandes faites par quelque 3000 artistes, ce qui conduisit en 1863 à la création du "Salon des Refusés".

Pour Monet et ses amis, Renoir, Bazille, Sisley... les années entre le Salon des Refusés et la Guerre de 1870 allaient être placées sous le signe d'une recherche inquiète de leur personnalité artistique et d'une alternance rapide de succès et d'échecs. S'ils furent, à l'exception de Cézanne, sélectionnés au Salon à leur première tentative (en 1865 pour Monet), ils essuyèrent ensuite des refus.

Durant toute cette période, ces jeunes peintres consolidèrent les liens existant entre eux et en développèrent de nouveau, cherchant des inspirations et des thèmes picturaux nouveaux. A l'exception de ceux disposant d'une situation personnelle aisée (Degas, Caillebotte, Bazille), ils connurent des périodes d'amère pauvreté, et en particulier Monet - que Bazille aida financièrement - lorsqu'il dut assumer seul son ménage. Ils peignaient en plein air, dans les environs de Paris ou sur la Côte Normande, où l'expérience des phénomènes d'optique de la lumière et de la couleur qui les passionnaient était plus intense.

Un carrefour important de l'évolution de Monet fut lorsqu'il peignit en 1869 avec Renoir une série de tableaux à La Grenouillère, un lieu de loisirs et de rencontre à Bougival très prisé des Parisiens, avec baignade, canotage et un restaurant flottant. Les toiles qu'ils peignirent en travaillant avec des touches de couleur rapides et vigoureuses, correspondant à l'animation turbulente du petit monde qui s'y pressait, marquent l'émergence d'un nouveau style artistique dominé par l'impression, inaugurant ce qui allait cinq ans plus tard être appelé "Impressionnisme".

 

Femmes au jardin - 1867

 

                                                            Femmes au jardin 1867

 

 


A l'origine, le groupe des impressionnistes est ce petit groupe de jeunes peintres, tous âgés de trente à quarante ans, partageant une nouvelle conception de la nature et de l'art. L'acte de peindre et l'œuvre d'art qui en résulte y sont revendiqués comme un plaisir, celui du peintre et de sa création personnelle.

Dans cette nouvelle conception de l'art pour l'art, la vérité du tableau est relative parce qu'elle dépend du sujet qui le peint et du spectateur qui le regarde, et qu'il n'est pertinent qu'à un moment et sous des conditions données, ce qui souligne l'importance d'une exécution rapide, proche de l'esquisse. Au service de celle-ci la recherche des impressionnistes sur la lumière et les couleurs leur font découvrir de nouveaux procédés picturaux où la juxtaposition sur la toile des taches de couleur pure ne se fondront en un "mélange optique" que dans l'œil du spectateur.

 

La gare Saint - Lazare - 1877

 

Gare Saint-Lazare 1877

Les années qui suivirent virent un essor du courant impressionniste. Monet participa aux expositions du groupe de 1874, 1876, 1877, 1879 et 1882.

Durant ces années il créa des chefs-d’œuvre tels que "La Gare Saint-Lazare" (1877) et "Rue Saint-Denis Festivités du 30 Juin 1878" .


DES JOURS MEILLEURS A GIVERNY.

A la fin des années 1880, ses œuvres commencèrent à attirer l'attention du public et des critiques. La renommée lui apporta du confort et même la richesse. Monet vit alors à Giverny depuis 1883 avec ses deux fils, Alice Hoschedé et ses six enfants. Alice est la femme du propriétaire de grand magasin et collectionneur de tableaux impressionnistes Ernest Hoschedé qui fit faillite en 1878. Monet put acheter en 1890 la propriété de Giverny, dans laquelle il vivait en location, et épousera Alice (décédée en 1911) en 1892, après la mort de son mari .

A cette époque, le peintre était absorbé à peindre des paysages en série : Les rochers de Belle-Ile (1886), Falaises de Belle-Ile (1886), Peupliers sur les rives de l’Epte (1890-1891).

La lumière est toujours le "personnage principal"' dans les paysages de Monet, et comme il avait toujours pour but de saisir un effet changeant, il adopta l'habitude de peindre le même sujet sous des conditions différentes de lumière, à différentes heures de la journée.

 


 Meules de foin - Fin de l'été, effets du matin - 1890

 

 

 

Il commença à peindre la série des meules de foin qu'il poursuivit sur deux années. Monet les peignit par temps ensoleillé ou gris, dans le brouillard ou couvertes de neige: Meules de foin, effets de neiges, matin (1890), Meule de foin , fin de l'été, matin (1891), Meule de foin au coucher du soleil près de Giverny (1891).

 


 

                                                                         Meules de foin à la fin de l'été, effets du matin 1890

 

 

La célèbre série de Monet consacrée à la Cathédrale de Rouen sous différentes lumières fut effectuée depuis la fenêtre du 2ième étage d'une boutique en face de la cathédrale. Il fit 18 vues frontales. 

Changeant de canevas selon la lumière, Monet suivait les heures de la journée, depuis le petit matin avec la façade en bleu ombré de brouillard, à l'après-midi , quand le soleil disparaissant derrière les constructions de la ville, transformait l'oeuvre de pierre érodée par le temps en une étrange fabrique d'orange et de bleu : La Cathédrale de Rouen, le portail et la tour Saint-Romain à l'aube (1893-1894), La Cathédrale de Rouen, le portail et la tour Saint-Romain en plein soleil (1894), La Cathédrale de Rouen (1893-1894), La Cathédrale de Rouen au crépuscule (1894), La Cathédrale de Rouen le soir (1894)...

 

 

La cathédrale de Rouen. Harmonie bleue et or - 1894

 

La cathédrale de Rouen.
Le portail et la tour St-Romain, plein soleil.
Harmonie bleue et or 1894

 

 

LES DERNIERES OEUVRES A GIVERNY

Monet devait vivre de 1883 jusqu'à sa mort en 1926, soit plus de quarante ans, dans sa propriété de Giverny, dont il va transformer, petit à petit, le jardin en un ensemble décoratif.

Ce qui n'était à l'origine qu'un verger normand d'herbe et de pommiers devient, avec la contribution de toute la famille, un jardin historique. C'est un travail de patience, que Monet poursuit avec amour.

En 1893, il commence l'aménagement de son célèbre "jardin d'eau" avec l'étang aux nymphéas.

En 1899, Monet étudia pour la première fois le sujet des nymphéas (espèces de nénuphars) : Les nymphéas blancs (1899). Le pont japonais (1899), Nymphéas (1914), (1917), furent les thèmes principaux de ses dernières oeuvres.

La propriété de Claude Monet à Giverny est aujourd'hui un lieu de visite ouvert au public. Elle est gérée et entretenue par la Fondation Claude Monet.

 

    

Monet légua à l'Etat quatorze grandes toiles de ses nymphéas, qui furent placées en 1927, peu après sa mort dans deux salles ovales du Musée de l'Orangerie dans le Jardin des Tuileries.

 

  Source (Extraits)    http://www.impressionniste.net/monet.htm

 

 

Anecdote :

 

 Les riches aimaient à cette époque s'entourer de dindons, espèce d'apparat à l'égal des paons. Alice et Ernest Hoschedé en avaient donc dans le parc de leur château.
C'est l'un des motifs retenus par Claude Monet quand il entreprend de grands panneaux décoratifs destinés aux belles pièces du château, une commande d'Ernest Hoschedé, grand amateur de peinture impressionniste. Il y travaille peut-être quand lui et Alice tombent amoureux l'un de l'autre.
Ce "premier temps de leurs amours", ils le chérissent tous les deux. Amours impossibles, puisqu'ils sont mariés chacun de leur côté. Amours blanches, aussi pures que les plumes de leurs oiseaux fétiches. Il faudra des circonstances inattendues pour qu'elles se concrétisent. Mais tout au long des années de vie commune et de mariage, les dindons seront là pour en rappeler discrètement le souvenir.

 

monet-claude-Les dindons

 

 

Le Blog d'Ariane, Guide à Giverny

 

 

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Samedi 5 décembre 2009 6 05 /12 /Déc /2009 15:32

La femme au chapeau (1905) – Henri MATISSE


Examinons ce tableau, en noir et blanc, pour commencer.

 

Femme au Chapeau-1905-NB

 

Il fait penser à une mauvaise étude. Il est disproportionné. L’emplacement de la ceinture du modèle, donne une hauteur de buste ridiculement faible. Le plastron énorme ajoute encore à ce défaut anatomique. Que penser de l’avant bras, raccourci de façon pathétique. Le personnage semble tassé sur le fauteuil ou handicapé physiquement. Son cou massif devrait éliminer toute grâce au modèle.

Le chapeau gigantesque, lourd ?, est posé de façon incertaine sur une tête qui évoque sans conteste une mante religieuse. L’avant bras prend sa place dans cette analogie.

 


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La composition est incertaine. Tout se passe comme si le peintre avait  voulu  peindre le chapeau, puis le visage, puis dans la place restante, les autres parties du corps, contraintes et déformées.

Etude sans génie, c’est le moins que l’on puisse dire.

Maintenant, examinons l’œuvre en couleurs.

 


 

Femme au Chapeau-1905

 

 

Le charme jaillit. Les défauts, erreurs, disparaissent. Le pari est gagné, c’est une œuvre lumineuse, accrocheuse. Le génie !

 

Yag - Décembre 2010

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Samedi 12 avril 2008 6 12 /04 /Avr /2008 18:15


Alfred Sisley






(30 octobre 1839 à Paris, de nationalité britannique - 29 janvier 1899 à Moret-sur-Loing) fut un peintre du mouvement Impressionniste.

 

Son père, William Sisley, dirige une affaire d’exportation de fleurs artificielles avec l’Amérique du Sud. Sa mère, Felicia Sell, est plutôt attirée par la musique et la vie de société. Tout naturellement ses parents l'envoient à Londres, en 1857, pour le destiner à une carrière commerciale.



Sisley par RENOIR
 

Pendant ces années d'apprentissage (1857-1862) il passe plus de temps à visiter les musées qu'à sa formation commerciale, et en fin de compte préfère se destiner à la peinture plutôt qu’au commerce. Il obtient de ses parents l’autorisation d’abandonner les affaires et à se consacrer à l'art. De retour à Paris en 1862, il entre la même année à l’atelier de Charles Gleyre où il s’initie à la pratique du dessin fait la connaissance de Renoir, Monet et Frédéric Bazille. Très vite ils se lient d'amitié. La conception du paysage de Gleyre diffère trop de la perception qu'il en a et les quatre amis (Renoir, Monet, Bazille et lui-même) quittent l’atelier du maître dès mars 1863 pour travailler en plein air et planter leur chevalet dans la forêt de Fontainebleau.

 

Il fait la connaissance de Marie Lescouezec, originaire de Toul, dans la Meurthe, qu'il épouse en 1866. De leur union naîtront deux enfants, Pierre (mort célibataire à l'âge de 62 ans en 1929) et Jeanne (devenue Mme Dietsh). Grace à la fortune de son père il peut se consacrer à son art sereinement, n'ayant pas de problème financier.

 

Mais en 1871, à la suite de la guerre franco-allemande, son père fait de mauvaises affaires et il doit à présent vivre de sa peinture dans un but cette fois plus lucratif.

En janvier 1872, Monet et Camille Pissarro lui présentent le marchand parisien Durand-Ruel, qui s'intéresse à son travail et lui achètera des toiles pendant plus de vingt ans ce qui lui permet d'échapper à la misère, mais il lui faut travailler dur, comme la plupart des peintres appelés plus tard "Impressionnistes" d'ailleurs...

 

Ses finances restent malgré tout précaires et il décide en 1879 de se présenter au Salon. Comme on pouvait s'y attendre, ses œuvres sont refusées par le jury.

Pendant les dernières années de sa vie (1897-1899) la santé de Sisley décline et il souhaite se faire naturaliser français, mais les lenteurs administratives et la perte de certains papiers ne lui permirent pas de réaliser son vœu.

Le 8 octobre 1898, il a la douleur de perdre sa femme : c'est le coup de grâce. Sa santé se dégrade de plus en plus. Il n'a plus la force de se battre.

Il décède d'un cancer le 29 janvier 1899.

 

Sisley choisit inlassablement pour sujet de ses toiles le ciel et l’eau animés par les reflets changeants de la lumière dans ses paysages des environs de Paris,




                                  Pont de Villeneuve La Garenne







 la région de Louveciennes et de Marly-le-Roi. La région de Moret-sur-Loing eut notamment une incidence toute particulière sur l'œuvre de Sisley, comme en témoigne Un soir á Moret.










 Sentier Côte de Louveciennes









            Place d'Argenteuil



Fin d'Octobre
, peint en 1888. Il s’inscrit dans la lignée de Constable, Bonington et Turner. S’il subit l’influence de Monet, il s’éloigne de son ami par sa volonté de construction qui lui fait respecter la structure des formes.








 

                                        Inondation du Port de Marly






                                      Vue du Canal St Martin - 1870



















Se montrant sensible à l’écoulement des saisons, il aimait à traduire le printemps avec les vergers en fleurs.




                                                                         Petits prés au printemps




Ce fut la campagne hivernale et enneigée qui attira particulièrement Sisley dont le tempérament réservé préférait le mystère et le silence à l’éclat des paysages ensoleillés de Renoir.

 

Extraits de WIKIPEDIA

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Samedi 12 avril 2008 6 12 /04 /Avr /2008 16:38
Antoine-Jean GROS (1771-1835)

 Gravure de Massart



Antoine-Jean Gros, baron Gros, né à Paris le 16 mars 1771 et mort le 25 juin 1835 à Meudon, est un peintre français rattaché au courant du néoclassicisme

Sa mère Pierrette Durant est pastelliste. Son père Jean Antoine Gros est peintre en miniatures et un collectionneur avisé de tableaux. Il apprend à son fils à dessiner à l’âge de six ans, et se montre dès le début un maître exigeant. Vers la fin de 1785, Gros entre, de son propre gré, à l’atelier de David, qu’il fréquente assidûment tout en continuant de suivre les classes du collège Mazarin.

La mort de son père, que la Révolution avait atteint dans ses biens, oblige Gros, en 1791, à se fier à ses propres ressources. A cette époque, sur recommandation de l’École des Beaux-Arts, on lui demande d’exécuter les portraits des membres de la Convention. Perturbé par le développement de la Révolution, en 1793, Gros quitte la France pour l’Italie, il vit de sa production massive de miniatures et de portraits. Il visite Florence, en retournant à Gênes, il rencontre Joséphine, et la suit à Milan, où il est bien reçu par son mari.

Le 15 novembre 1796, Gros est présent avec l’armée près d’Arcole, où Bonaparte plante le drapeau de l'armée d'Italie sur le pont.







Gros saisit cet évènement et Bonaparte, satisfait du travail, lui donne sur le champ le poste d’inspecteur aux revues, ce qui lui permit de suivre l’armée, et, en 1797, le nomme à la tête de la commission chargée de choisir le butin qui devrait enrichir le Louvre sur la recommandation de Joséphine.









  Bonapate au pont d'Arcole- 1796











En 1799, s’étant échappé de Gênes assiégée, Gros se rend à Paris et, au début de 1801, installe son atelier aux Capucins. Son esquisse (Musée de Nantes) de la Bataille de Nazareth gagne le prix offert en 1802 par les consuls, mais ne lui est pas remis.






























Christine Boyer - Vers 1800






Toutefois Napoléon indemnise Gros en lui commandant de peindre sa propre visite à la maison de la peste de Jaffa. Bonaparte visitant les pestiférés de Jaffa (Louvre) suivi par la bataille d’Aboukir, 1806 (Versailles),












 et la bataille d’Eylau, 1808 (Louvre).





Ces trois sujets – le chef populaire impassible devant la pestilence, défiant le splendide instant de victoire, atteint au cœur par le coût amer d’un champ durement gagné – ont conduit Gros à la gloire. Ces œuvres sont considérées comme le sommet du réalisme épique qui contribue à construire la légende de Napoléon.





Aussi longtemps que l’élément militaire est demeuré rattaché à la vie nationale française, Gros en a reçu une inspiration fraîche et énergique qui l’a menée au cœur même des événements qu’il peignait; mais comme l’armée, et son général séparé du peuple, Gros, appelé à illustrer des épisodes uniquement représentatifs de l’accomplissement d’une ambition personnelle, cesse de trouver la nourriture nécessaire à son génie, et l’insuffisance de sa position artistique devient évidente. Ayant appris son art suivant les principes néoclassiques, il est enchaîné par leurs règles, même quand son traitement naturaliste des types et son intérêt pour l’effet pictural dans les couleurs et les tons semblent être à contre-courant.

Les élèves de Gros sont nombreux et leur nombre a augmenté considérablement, en 1815, quand David quitte Paris et lui laisse son école. Gros fut décoré par Napoléon, après le Salon de 1808, au cours duquel il présenta la Bataille d’Eylau. En 1810, ses Madrid et Napoléon aux pyramides (Versailles) montrent un déclin de sa peinture. Son François Ier de France et Charles Quint, 1812 (Louvre), a un succès considérable ;





Apothéose de Ste Geneviève - (1811-1824)




mais la décoration du dôme de Sainte-Geneviève (commencée en 1811, terminée en 1824, et qui lui vaudra le titre de baron par Charles X) est la seule œuvre des dernières années de Gros qui démontre sa force et sa vigueur des débuts.

Sous la Restauration, il devient membre de l’Institut, professeur à l’École des Beaux-Arts et nommé chevalier de l’ordre de Saint-Michel. Le Départ de Louis XVIII aux Tuileries, 1817 (Versailles), l’Embarquement de la duchesse d’Angoulême, 1819 (Bordeaux), le plafond de la salle égyptienne du Louvre et, finalement, son Hercule et Diomède présenté en 1835, démontrent uniquement que les efforts de Gros – en accord avec les consultations fréquentes de son ancien maître David alors exilé à Bruxelles – pour endiguer la vague montante du romantisme n’ont servi qu’à entacher sa réputation naguère brillante.

Le changement de régime, après 1815, est un tournant difficile à négocier qui voit de plus la montée des romantiques. En 1835, en décalage avec les normes du temps, il envoie au Salon un Hercule écrasant Diomède, reçu sous les quolibets des critiques. Exaspéré par les critiques et la conscience de son échec, Gros cherche un refuge dans les plaisirs plus grossiers de la vie.

L’abandon de ses élèves ajouté à des difficultés personnelles le poussent au suicide (paradoxe du geste romantique d’un saut dans la Seine pour cet esprit qui aura tenté de défendre jusqu’au bout l’École de son maître David). Le 25 juin 1835, il est retrouvé noyé sur les rives de la Seine près de Sèvres. Par un papier qu’il avait placé dans son chapeau, on sut que « las de la vie, et trahi par les dernières facultés qui la lui rendaient supportable, il avait résolu de s’en défaire ».


Extraits de WIKIPEDIA.

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