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Biennale ST ALBAN (1/2)

  



BIENVENUE A LA 3e BIENNALE
 
« De l’Argentique au Numérique »
 
 
La biennale de la photo, dans sa troisième édition porte un regard un peu interrogateur sur l’art photographique qui, s’éloignant de plus en plus de l’argentique, s’ouvre largement au numérique.
 
Lors de notre première édition en 2003, nous pressentions cette évolution avec cependant un certain pessimisme quant à l’avenir même de la photographie.
 
Or que constatons-nous aujourd’hui ? Si les adeptes inconditionnels de l’argentique et du noir et blanc existent encore, avec une détermination intacte, la grande majorité des photographes semble avoir compris les formidables possibilités des techniques nouvelles. Les chambres noires sont de plus en plus délaissées. Les appareils numériques, les scanners, les traitements informatiques, les imprimantes couleur y suppléent et permettent à tout un chacun de s’exprimer. A profusion, dirons-nous, puisqu’il n’y a plus de frein financier au déclenchement de l’obturateur, mais est-ce encore un obturateur ?
 
Economiquement, comme lors de tout changement, il y a, hélas, des laissés-pour-compte. Beaucoup de professionnels n’ont pas pu ou n’ont pas su s’adapter. Les vitrines des photographes traditionnels disparaissent des centres-ville. Une nouvelle génération arrive et nombreux sont ceux qui ont compris qu’avec la civilisation de l’image, la profession devait s’orienter autrement. L’industrie, la presse, la publicité, l’édition, Internet sont, et de plus en plus, de grands consommateurs de clichés. La concurrence y est sans doute sévère, mais la multitude de sites de photographes sur Internet témoigne d’une grande qualité, d’une recherche et, c’est nouveau, d’une création étonnante.
 
L’Association les « Amis de Saint-Alban » dans toutes ses manifestations, privilégie la qualité. Elle veut conserver pour ses biennales de la photo la même exigence. Elle a donc sélectionné professionnels et amateurs éclairés, chacun autour d’un thème librement choisi mais commenté. Argentique et numérique, noir et blanc et couleur, reportage et création cohabitent pour notre plus grand plaisir.
 
Elle a voulu aussi un peu élargir son cercle d’influence et ne pas trop rester dans le giron roannais. Grâce à Internet, elle a pu contacter et obtenir l’adhésion de 10 photographes (sept professionnels et trois amateurs) d’expressions et d’horizons différents, puisque autour de quatre roannais figurent trois lyonnais, une belge, un italien et un allemand.
 
André Gamet, notre invité d’honneur et prestigieux témoin de la vie du monde depuis 1940, que l’on peut considérer comme le « Doisneau » de la province, photographie, développe, agrandit, retouche exclusivement par ses propres moyens. Pour revenir aux propos précédents, il avoue aussi qu’il ne lui aurait pas déplu d’utiliser un peu plus de ces techniques nouvelles qui, pour lui, arrivent un peu tard mais qui ouvrent tant de possibilités. Et, dans le même esprit, il se dit particulièrement heureux d’exposer à Saint-Alban en compagnie d’artistes bien plus jeunes mais à l’expression bien différente.
 
Merci à Monsieur Gamet, merci à nos invités, de nous offrir cette confrontation passionnante.
 
La photographie peut être un art, les œuvres exposées en témoignent.
 

Jean Pierre Berland



André GAMET
 
Invité d’honneur de la troisième biennale des « Amis de Saint-Alban »



 

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Nos biennales de la photo donnent l’occasion d’approcher des personnalités hors du commun qui, part leur talent, ont laissé et laissent encore une œuvre qui les classe parmi les grands photographes français.
 
Après Stéphane Viergeat en 2003, Yves Manciet et Jo Gouttebaron en 2005, nous vous présentons André Gamet, photographe aujourd’hui retiré, mais qui est considéré par les spécialistes comme faisant partie des meilleurs photographes de sa génération.
 
A la suite de l’exposition qui lui était consacrée en 2006 à la Bibliothèque de Lyon dont la presse s’était faite largement l’écho, nous avons contacté André Gamet pour être notre prochain invité d’honneur. En toute vérité nous ne le connaissions pas ni lui ni son œuvre, mais ce que nous avions lu et entendu suffisaient à nous convaincre. C’était peut-être bien prétentieux de notre part de faire ce choix.
Et pourtant, après premier un contact téléphonique fort sympathique, nous avons obtenu d’emblée son accord. Nous sommes allés le voir dans sa retraite de Saint Galmier et cette rencontre fut un moment de bonheur, tant la personnalité de ce Monsieur, sa vitalité, sa clairvoyance, et sa gentillesse nous ont impressionnés. Quant à la découverte de son œuvre, plus de 60 ans de l’histoire du Monde, ce fut un enchantement. Découverte est un bien grand mot, car nous ne pouvions pas en quelques instants parcourir quelques 150 000 photos, soigneusement archivées. Nous avons particulièrement été sensibles aux clichés sur le Maquis entre 40 et 44, qui font partie de ses premières œuvres. Surtout, et comme ce fut le cas, lorsque les commentaires sont précis, sans ostentation, rendant aux scènes saisies la simplicité qui en fait la grandeur.
 
André Gamet a eu une longue carrière de photographe d’agence ou de photographe indépendant. Attaché à la province, et bien que travaillant pour l’Agence Rapho, il s’est éloigné du parisianisme ce qui l’a certainement privé de la médiatisation et d’une plus grande célébrité, car son œuvre est, sans conteste, l’égal de celle d’un Doisneau qu’il a côtoyé professionnellement.
 
Il a parcouru le monde entier avec une prédilection pour l’Afrique dont il nous parle avec émotion. Les livres sur André Gamet sont des petits régals à consommer sans modération et donnent le meilleur raccourci possible d’une œuvre foisonnante.
 
Malgré son âge, il est moderne et s’intéresse de très près à l’évolution de la photographie, regrettant presque de ne pouvoir utiliser les techniques nouvelles qui lui semblent offrir tant de possibilités.
 
Il présente à notre exposition une vingtaine d’oeuvres significatives dont nous lui avons laissé le choix. Mais c’est bien réducteur quand l’on a approché un peu plus ces milliers de photographies qui toutes mériteraient d’être à l’affiche.
 
Enfin, et nous en sommes très flattés, nous apprenons, qu’en même temps que notre Biennale, André Gamet expose une vingtaine de ses œuvres dans une importante Galerie parisienne.



 

Stéphane ARCHAMBAULT

Thème  : « Un dimanche à Roanne avec Holga »
 
 

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Le photographe :
 
 
Nous rappelons ce que nous disions de lui en 2003, lors de notre premier Salon Photos :
 
Stéphane Archambault, photographe illustrateur, originaire de l’Ouest de la France s’est installé à Saint-Alban depuis quelques années et s’est rapidement intégré dans la Côte Roannaise à laquelle il a déjà consacré deux ouvrages remarquables.
 
Il a été Grand Prix de la Fédération Française de Photographie en 1992 pour un reportage sur les enfants atteints de graves maladies à l’hôpital Necker.
 
Il est membre de la Fédération Internationale de l’Art Photographique (FIAP). Il a réalisé pour l’UNESCO un reportage dans les bidonvilles de Casablanca, reportage qui l’a beaucoup marqué et l’a fortement sensibilisé aux problèmes du tiers monde.
 
Il a effectué des reportages pour différents magazines : Terre Sauvage - Massif Central et National Géographique France. Et enfin, il a publié les ouvrages suivants : La Côte Roannaise - Le Vignoble de la Côte Roannaise - le Marais Bleu - Angoulême, les lumières de la vieille ville - Le champ de manoeuvre - errances roannaises - Confolens 46 ° Festival - Nicolas Girardeau - l’Art Café.
 
Pour la Côte Roannaise, il vient de réaliser en 2007, le magazine « L’Esprit Côte Roannaise », superbe document destiné à mettre en avant le potentiel économique, gastronomique et touristique de cette région.
 
Il expose régulièrement en France.
 
 
Le thème :
 
Holga est impatient, infidèle, arrogant parfois, sans scrupule toujours, quels que soient les lieux, les rencontres.
 
Holga me suit partout, en toute saison dans tous les regards, il est exclusif. Nul détour ne lui échappe, il est là aux premières lignes, fier dans ses imperfections, dans ses maladresses, rien ne lui échappe, mais ce qu'il écrit est bourré de talent parce que tant de choses lui échappent qu'on a l'impression, parfois, que volontairement il trahit le regard jusqu'à interpréter ce qu'il a omis d'enregistrer.
 
Le charme de la trahison, les couleurs de la vie, l'arrogance de l'imperfection empreinte de poésie.
Holga est un appareil tout en plastique, du boîtier à la lentille, en passant par le déclencheur : un vrai jouet bon marché, pour un peu il cracherait de l'eau.
 
Mais ce boîtier est unique et attachant, parce que chaque modèle est différent.
Distorsion, voile, vignettage et autres avatars perturbateurs, voilà ce qui fait le charme de ce boîtier.

 




Gwenaël BOLLINGER
Thème : « Colorer la pluie » 
 
 

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Le photographe :
 
Photographe lyonnais de 34 ans, j’ai découvert la photographie numérique il y a un peu plus de 4 ans. Cette passion est rapidement devenue dévorante, j’ai beaucoup pratiqué, de jour comme de nuit.
 
Mon dernier métier d’infographiste m’a donné le goût pour le graphisme et la composition.
 
A présent, je cumule mes expériences dans la photographie, je suis un amoureux des couleurs et du graphisme. Grand rêveur que je suis, j’essaie de le partager, de faire travailler l’imaginaire de chacun, et aussi de faire passer des messages.
 
Je ne veux pas me cantonner dans un style, je suis une personne ouverte et j’aime beaucoup de choses, j’essaie donc naturellement de développer différents thèmes… mais le point commun reste toujours la couleur, le graphisme et l’ambiance… que ce soit en urbain, nature, portraits…
Artistiquement je multiplie les expositions depuis deux ans.
 
Professionnellement, cette passion m’a aussi conduit vers l’envie d’en faire mon nouveau métier… surtout dans le reportage événementiel. J’ai dernièrement réalisé un reportage pour la SNCF à la gare de la Part-Dieu à Lyon à l’occasion de la coupe du monde de rugby.
 
 
 
Le thème :
 
Ce thème « Colorer la pluie » est un des thèmes que je préfère dans tous ceux que j’aborde.
 
Des gouttes qui ruissellent sur une vitre et la scène derrière.
 
Ce thème s’apparente pour moi à une image de la vie… après la pluie le beau temps… après les larmes la vie reprend ses couleurs et nous poursuivons notre route. C’est donc un message optimiste que j’ai eu envie de faire passer, la roue tourne toujours. 
 
 
Photographies numériques imprimées sur toile de peintre et montées sur châssis en bois.
Editions limitées à 25 exemplaires, signées et numérotées

 


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